Dakar, 17 fév (SL-INFO) – La perspective d’une désescalade durable au Proche-Orient semble se heurter à un nouveau mur diplomatique et militaire. Alors que les négociations pour un cessez-le-feu tentent de progresser, une déclaration officielle venue de Jérusalem vient durcir le ton, posant une échéance temporelle stricte assortie d’une menace de reprise totale des hostilités.

Le secrétaire du cabinet israélien, Yossi Fuchs, a formulé lundi une exigence sans équivoque lors d’une conférence à Jérusalem. Selon nos informations, basées sur des rapports relayés par Al Jazeera, le responsable israélien a donné un délai de deux mois au Hamas pour procéder à son désarmement complet. Faute de quoi, l’armée israélienne (Tsahal) « devra terminer la mission », ce qui impliquerait une reprise des combats à grande échelle dans l’enclave palestinienne. Ce nouvel ultimatum de 60 jours ne serait pas une initiative isolée de Tel-Aviv. Yossi Fuchs a affirmé que cette période correspondait à une demande formulée par l’administration américaine. « Nous respectons cela », a-t-il précisé, liant potentiellement le début de ce compte à rebours à la réunion du « Board of Peace » du président américain Donald Trump, prévue le 19 février. Ce plan, soutenu par Washington, vise théoriquement la reconstruction de Gaza, mais Israël semble désormais conditionner toute avancée à ce désarmement préalable.

La réaction du mouvement palestinien ne s’est pas fait attendre. Interrogé par Al Jazeera Mubasher, Mahmoud Mardawi, haut responsable du Hamas, a rejeté en bloc ces déclarations. Il a affirmé n’avoir aucune connaissance officielle d’une telle demande dans le cadre des négociations actuelles. Pour le dirigeant palestinien, les propos du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de son cabinet ne sont que « des menaces sans fondement ». Le Hamas maintient sa ligne directrice : le refus catégorique de déposer les armes tant que l’occupation de Gaza perdure. Mahmoud Mardawi a averti que toute reprise de la guerre entraînerait de « graves répercussions pour la région », soulignant que le peuple palestinien ne se rendrait pas. Cette position rejoint celle exprimée plus tôt ce mois-ci par Khaled Meshaal, chef politique du mouvement à l’étranger, qui estimait que désarmer un peuple sous occupation reviendrait à en faire « une victime facile à éliminer ».

Sur le terrain, la situation humanitaire demeure critique. Selon les autorités de Gaza, les offensives israéliennes ont causé la mort de plus de 72 000 personnes depuis octobre 2023. Malgré les discussions diplomatiques et les annonces de trêve, les restrictions sévères sur l’entrée des vivres et des médicaments continuent d’aggraver les conditions de vie de près de deux millions de Palestiniens.

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