Dakar, 13 jan (SL-INFO) – Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a réagi aux velléités de Washington sur le Groenland en évoquant la possibilité d’un ralliement du territoire à la Russie par la voie des urnes. Cette déclaration intervient alors que le Président Donald Trump presse le pas pour acquérir cette île stratégique, invoquant une menace concurrente de Moscou et de Pékin.

Dans une communication diffusée sur les réseaux sociaux, Dmitri Medvedev a laissé entendre que le Groenland pourrait organiser un « référendum soudain » dans les prochains jours si les États-Unis tardaient à concrétiser leurs ambitions. Selon lui, les 55 000 habitants de ce territoire autonome rattaché au Danemark pourraient voter favorablement pour une adhésion à la Russie. L’ancien président russe a estimé que l’acquisition de l’île par les États-Unis pourrait être bénéfique pour le « climat mondial », tout en conseillant à Donald Trump de « se hâter » avant que la situation ne bascule définitivement. De son côté, le Président américain justifie sa démarche par la nécessité de devancer ses rivaux géopolitiques. Donald Trump a affirmé que des sous-marins et des bâtiments de guerre russes et chinois opéraient déjà à proximité du Groenland. D’après l’agence Anadolu, le chef d’État américain a déclaré : « Si nous ne prenons pas le Groenland, la Russie ou la Chine le feront. Tant que je serai président, cela n’arrivera pas ». Il a précisé qu’une simple présence militaire ne suffisait plus et que les États-Unis devaient « posséder » le territoire pour garantir leur sécurité, balayant les inquiétudes sur la cohésion de l’OTAN en affirmant que les alliés avaient davantage besoin de Washington que l’inverse.

Cette escalade verbale s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques accrues entre les États-Unis et leurs partenaires européens. La France a récemment exigé l’arrêt de ce qu’elle qualifie de chantage sur ce dossier arctique, rappelant que le Groenland est un territoire européen sous protection de l’OTAN. Parallèlement, la classe politique britannique se mobilise également face à ces menaces d’annexion. L’opposition au Royaume-Uni a même réclamé des sanctions préventives contre l’administration Trump si une offensive militaire venait à être lancée contre l’île.

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