Dakar, 06 mars (SL-INFO) – Sept jours après le déclenchement de l’offensive américano-israélienne, les premières prières du vendredi du mois de Ramadan se sont tenues en Iran dans un climat de tension extrême. À travers le pays, les rassemblements religieux ont pris la forme d’un hommage national sous la menace constante de nouveaux bombardements.

À Téhéran comme dans d’autres villes telles qu’Ilam, Borujerd et Zahedan, d’importantes foules se sont réunies pour la prière de la mi-journée. Selon les informations rapportées par les équipes d’Al Jazeera sur le terrain, les fidèles ont scandé des slogans hostiles aux États-Unis et à Israël. De nombreuses personnes, vêtues de noir, brandissaient des drapeaux iraniens ainsi que des portraits de l’ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême tué aux premières heures du conflit. Des images diffusées par les médias locaux montrent des hommes et des femmes affluant vers l’espace ouvert situé devant la Grande Mosquée de l’Imam Khomeiny, certains pleurant ouvertement pendant qu’un orateur rendait hommage au dirigeant assassiné.

Ces rassemblements se sont déroulés malgré une campagne de frappes intenses sur la capitale et d’autres centres urbains. Les récents bombardements ont notamment touché une académie militaire, des zones résidentielles, ainsi que le secteur abritant d’importants bureaux politiques où Ali Khamenei a perdu la vie samedi dernier. Cette offensive se poursuit alors que le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a récemment évoqué une intensification imminente des opérations militaires.

L’onde de choc de ce conflit s’étend à l’ensemble du Moyen-Orient. Au Liban, l’armée israélienne maintient ses attaques sur le sud du pays et la banlieue sud de Beyrouth, provoquant des déplacements massifs de population. En parallèle, Téhéran a multiplié les frappes de représailles par drones et missiles ciblant la présence américaine ou israélienne dans plusieurs pays du Golfe, incluant l’Arabie saoudite, le Koweït, les Émirats arabes unis, ainsi que des installations situées à Bahreïn.

Les répercussions sécuritaires affectent également les lieux saints. À Jérusalem-Est occupée, l’Administration civile israélienne a pris la décision d’annuler les prières du vendredi à la mosquée Al-Aqsa, le troisième lieu saint de l’islam. Le chef de cette administration, le général de brigade Hisham Ibrahim, a justifié cette mesure par la menace que représentent les tirs de représailles iraniens visant le territoire israélien et le reste de la région.

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