Dakar , 10 avril (SL-INFO) Le député Guy Marius Sagna s’interroge sur l’origine des financements de la future fondation des premières dames, évoquant le risque d’un recours aux fonds publics ou à des circuits d’influence pour soutenir des activités à caractère social et politique.

Dans sa prise de position, il dénonce plus largement des pratiques récurrentes au sein des institutions publiques, où certains responsables chercheraient, selon lui, à disposer de « budgets politiques » pour financer leurs actions sociales. Une logique qu’il estime contraire aux principes de rupture et de refondation annoncés par les autorités.

Le parlementaire appelle ainsi à une séparation stricte entre les ressources de l’État et les initiatives politiques, plaidant pour un renforcement des moyens des ministères sociaux plutôt que leur contournement. Il réaffirme enfin son engagement pour une gouvernance plus transparente et fidèle à l’esprit de réforme.

Texte in extenso :

D’où va provenir l’argent de la fondation des premières dames ? De l’argent des sénégalais ou d’affairistes d’État ou des deux ?

La majorité des femmes et hommes politiques dominants au Sénégal dès qu’ils ont accédé à une station étatique (présidence de la république, ministères, directions, assemblée nationale…) se sont toujours posés la même question : par quelles astuces puis-je avoir un budget politique pour entretenir une base politique et « faire du social » ?
Disons-nous la vérité, ce qui se passe aujourd’hui au palais présidentiel avec cette histoire de fondation se passe aussi avec certains – pas tous – dans des ministères, des directions, à l’assemblée nationale…

Or nous avons dit hier rupture, refondation, révolution et surtout pas continuité. Nous allons dire aujourd’hui et continuer à nous battre pour cette rupture, cette refondation, cette révolution.
Les femmes et hommes politiques ont le droit de faire des activités politiques et du « social » mais avec leur propre argent.

Le rôle du président de la République, des ministres, des DG, des députés…est surtout de se battre pour :
-renforcer les moyens du ministère auquel est confié l’action sociale et la solidarité nationale et non « faire du social » avec l’argent des institutions qui leur sont confiées.

-renforcer les moyens du ministère auquel est confié la santé et non de prendre l’argent des institutions qui leur sont confiées pour payer des frais de santé.
-renforcer la gestion démocratique des recrutements dans les structures de l’État et non avoir des quotas indus dans des recrutements…

‎Le système néocolonial et parasitaire se défend. Mais nous aussi, et on ne lâchera rien pour sa mise à mort.
Pour la rupture !
Pour la refondation !
Pour la révolution !

Le gouvernement a répondu à quatre (04) de mes questions :
🚨 1- le ministère de la santé et de l’hygiène publique (MSHP) m’a informé qu’il a reçu l’autorisation de la prise de service au MSHP de onze (11) sortants de l’ENTSS dont trois (03) titulaires du diplôme d’Etat en travail social, cinq (05) titulaires du diplôme d’État d’assistant social et trois (03) titulaires du diplôme supérieur de travail social. Pour rappel, j’avais interpellé le gouvernement sur seize (16) sortants de l’ENTSS qui n’arrivaient pas à prendre service depuis un an.

🚨 2-3 Le ministre de l’éducation nationale (MEN) m’a répondu sur le manque de professeur d’arabe et d’allemand au lycée franco arabe de Taslima et au CEM et lycée de Coubanao.

🚨 4- Sur l’épreuve de l’éducation technologique, le ministre de l’éducation nationale a rappelé que l’article 06 du décret n°2018-1102 du 11 juin 2018 portant création et organisation du brevet de fin d’études moyennes (BFEM) consacrait le caractère obligatoire de l’épreuve d’éducation technologique.
Le ministre a ajouté qu’en attendant le recrutement en nombre suffisant de professeur de Technologie, son département a opté pour la souplesse dans l’application du décret n°2018-1102 du 11 juin 2018 : de manière transitoire, considérer l’épreuve de Technologie comme une épreuve au choix.

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