Dakar, 11 fév (SL-INFO) – L’environnementaliste Mbacké Seck plaide pour une véritable application de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) dans la commune de Hann Bel-Air. Selon lui, « parler de la RSE au Sénégal permet de passer en revue les réalisations des grandes entreprises pour les communautés voisines ».
Il rappelle que la commune abrite « la première zone industrielle du Sénégal », où la coexistence entre installations industrielles et quartiers d’habitation « va avec son lot de problèmes liés à la pollution et aux risques industriels ». L’environnementaliste évoque notamment « la pollution de la baie de Hann » ainsi que « les accidents industriels les plus meurtriers du Sénégal, dont l’explosion de la citerne d’ammoniac ». À Hann Bel-Air, souligne-t-il, se concentrent plusieurs infrastructures majeures : le Port autonome de Dakar, des dépôts d’hydrocarbures, des entreprises du secteur de l’eau et de l’assainissement, ainsi que d’importantes installations de la SENELEC.
Mbacké Seck pointe particulièrement la société nationale d’électricité. « La Senelec revient souvent sur ses programmes et ses réalisations sociales ailleurs : construction de salles de classe, reboisements, équipements sportifs… Mais à Hann, où elle compte cinq infrastructures majeures, il n’y a aucune activité sociale », déplore-t-il. Il cite notamment le Centre électrique de Bel-Air, la Centrale de Hann, le site de Patte d’Oie à Hann-Maristes, le navire Karpowership et le câble électrique sous-marin. Pour l’environnementaliste, « cinq infrastructures majeures avec zéro investissement social, c’est inacceptable ». Il lance ainsi « un appel à la direction générale pour une responsabilité sociétale effective au profit des populations voisines ».
