Dakar, 19 mars(SL-INFO) – Les dirigeants de l’Union européenne entament, à partir de ce jeudi à Bruxelles, un sommet décisif consacré à la flambée des prix de l’énergie. Conséquence directe du conflit en Iran, cette hausse vertigineuse pèse lourdement sur les économies du continent. Face à l’urgence, les Vingt-Sept cherchent à coordonner une réponse commune pour protéger les ménages et les entreprises.

Le déclenchement des hostilités le 28 février dernier a provoqué une onde de choc sur les marchés mondiaux. L’Europe, structurellement dépendante des importations énergétiques, subit de plein fouet les perturbations liées à la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, un couloir maritime stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. Sur le continent, les prix du gaz ont bondi de plus de 60 % depuis le début de la crise, ravivant les craintes d’une inflation incontrôlable et d’un ralentissement de la croissance économique.

Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, les responsables européens admettent d’emblée l’absence de remède immédiat. Le ministre lituanien de l’Énergie a notamment souligné qu’il n’existait « pas de solution miracle », rappelant la nécessité structurelle de réduire la dépendance aux énergies fossiles au profit de sources bas carbone. Toutefois, un projet de conclusions du sommet prévoit de mandater la Commission européenne pour proposer rapidement des mesures temporaires et ciblées.

Pour tenter d’amortir le choc tarifaire, la rédaction note que trois pistes principales sont actuellement étudiées : l’octroi d’aides publiques aux entreprises en difficulté, la mise en place de baisses de taxes nationales, et surtout l’ajustement du système européen d’échange de quotas d’émission de CO2. C’est ce dernier point, obligeant les industries à payer pour leurs émissions, qui cristallise les débats à Bruxelles.

Les États membres sont en effet profondément divisés sur l’ampleur des réformes à engager sur le marché du carbone. Certains pays exigent un assouplissement temporaire de ce système pour soulager financièrement les entreprises, tandis que d’autres s’y opposent fermement, refusant de sacrifier les engagements climatiques de l’Union. Les experts s’accordent néanmoins à dire que ces leviers resteront limités et ne provoqueront pas de baisse significative des prix tant que la tension sécuritaire perdurera au Moyen-Orient.

En marge de cet épineux dossier énergétique, les dirigeants européens mettront également à profit ce sommet pour définir de nouvelles orientations stratégiques, avec l’objectif de maintenir la compétitivité de l’Union européenne face à la concurrence des États-Unis et de la Chine.

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