Dakar, 20 Mars (SL-INFO) – Lors du Conseil des ministres d’hier, le président de la République a réaffirmé l’importance de la retraite et de la sécurité sociale comme piliers essentiels de la valorisation du travail et de la protection sociale. Parmi les mesures envisagées figurent la revalorisation des pensions les plus faibles et une réforme en profondeur du système de retraite. Une annonce accueillie avec prudence par Pape Mamadou Tandian, président de l’Association générale des allocataires du régime de retraite de l’Ipres et membre du conseil d’administration de cette institution, qui en analyse les enjeux et les implications.
.Selon lui, une nouvelle augmentation serait une continuité après les 60 % de hausse enregistrés depuis 2012. Cependant, il rappelle que 140 000 bénéficiaires, incluant retraités, veuves et orphelins, dépendent de ces allocations. Il souligne aussi une confusion persistante : contrairement aux idées reçues, la pension minimale n’est pas directement indexée sur le SMIG. Si son alignement à 90 % du salaire minimum a été acté en 2019, toute nouvelle revalorisation doit être pensée indépendamment.
Au-delà des questions d’augmentation, Pape Mamadou Tandian, sur rfm jeudi, met l’accent sur un problème de fond : la culture de la prévoyance. Au Sénégal, beaucoup de travailleurs ne se préoccupent de leur retraite que tardivement. Il insiste sur l’importance d’une affiliation systématique dès l’embauche, un rôle clé que doivent jouer les employeurs et les syndicats.
Enfin, M. Tandian souligne que l’amélioration du système de retraite ne peut se limiter à des augmentations ponctuelles : une révision plus large des paramètres de calcul est nécessaire pour assurer une meilleure équité et une prise en charge optimale des retraités.
