Dakar, 09 mars (SL-INFO) – À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Commission genre et relations sociales du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) a dressé un état des lieux des défis professionnels féminins à Dakar. Si les avancées institutionnelles sont saluées, l’accès aux véritables sphères de décision exige de nouvelles dynamiques.

Selon les informations rapportées par le journal Sud Quotidien, les femmes restent encore largement lésées dans le monde de l’emploi au Sénégal, particulièrement au sein de la fonction publique. Cette situation pousse une majorité d’entre elles à se tourner vers le secteur informel pour tenter de s’imposer. Face à ce constat, le président du HCDS, Mamadou Lamine Dianté, a souligné que les efforts en cours pour promouvoir les droits des femmes, bien que réels et portés par de nombreuses organisations, demeurent insuffisants.

Pour inverser la tendance et favoriser l’accession aux postes de responsabilité, le président de l’institution a insisté sur un impératif précis. Il a rappelé que si l’exigence de compétence est une évidence pour concourir à ces fonctions, les femmes doivent également faire preuve d’une totale disponibilité pour s’y maintenir et y évoluer.

Les discussions, articulées autour du thème d’une justice équitable au profit de toutes les femmes et les filles, ont également permis de lever le voile sur les réponses étatiques prévues à court et moyen terme. Alioune Fall, chef de la Division des négociations et des relations professionnelles au HCDS, a détaillé les contours du programme pays pour le travail 2025-2029. Élaboré dans un cadre tripartite avec l’appui du Bureau international du travail (BIT), ce dispositif prévoit un accompagnement spécifique pour les femmes inscrites au service public de l’emploi, ainsi qu’un soutien renforcé à l’entrepreneuriat féminin.

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