Dakar, 13 avril (SL-INFO) – Accusé par certains, égratigné par d’autres, Malick Gackou peut compter sur le soutien de Amary Gueye. Dans une tribune, le journaliste et communicant a défendu le leader du Grand Parti, qu’il dépeint comme » Le modèle achevé du don de soi pour l’humain. » Voici, in-extenso, sa tribune dédiée à l’homme politique.
« MALICK GACKOU, le modèle achevé du don de soi pour l’humain.
Le Sénégal est un pays particulier pour ne pas dire complexe. Dire du bien d’autrui y a, le plus souvent, les allures d’un crime. La médisance, la délation, la calomnie et la diffamation y sont fortement marquées au point qu’on est parfois tenté de penser que ces tares de la société constituent une règle établie à laquelle il faut se conformer au risque de s’isoler dans l’anonymat le plus total. La peur du qu’en dira-t-on fait qu’entre hésitation et abandon de louer les mérites de quelqu’un, il n’y a aucune possibilité offerte. Si ce n’est celle qui est arrachée des imposteurs à toutes fins utiles. Telle est la résultante pas si loin d’une amnésie collective coupable dont l’on semble se complaire. Quel paradoxe pour un pays réputé profondément et foncièrement religieux et spirituel. Faudrait-il rappeler que les pratiques d’inspiration religieuse ne se limitent pas uniquement aux prières quotidiennes et autres professions de foi. Elles sont une condition sine qua non mais insuffisante pour résumer l’éthique de comportement par les bonnes pratiques adossées à des vertus qui les soutend. Il est fondamental à telle enseigne que celui dont le grand prophète de l’islam est dépositaire et transmis à plusieurs générations de saints et d’érudits dépositaire est à jamais exaltée » C’est en vertu des qualités dont il est l’incarnation la plus parfaite que j’aime le meilleur des messagers ». Le plus grand homme de tous les temps diront d’autres. L’ Élévation de reconnaître les mérites de ses semblables et le courage de les magnifier à haute et intelligible voix, singulièrement lorsque les circonstances du moment l’exigent, est aussi une forme de dévotion.
A l’opposé des forcenés aux délires sataniques qui ont cru devoir tenter de clouer au pilori M Gackou en faisant dans des accusations aussi burlesques que mensongères. La satisfaction des fantasmes de leurs abonnés en mal de repères moraux et sociaux et avides de sensations fortes en est le but inavoué. Faudrait-il que l’on exige pour qu’enfin l’on nous concède la latitude de saisir le prétexte du parrainage, par Malick Gackou, du combat de lutte Modou Lo-Sa Thiès de 05 avril dernier pour rendre un hommage appuyé à ce concitoyen modèle.
Son existence pourrait parfaitement se résumer ainsi: » Malick Gackou ou le modèle achevé du don de soi pour l’humain ».
Notre intuition rappelle, à l’instant même, à notre intellect qui a horreur de la copie que ce slogan existe déjà comme cri de guerre d’une formation politique de la place. On en a cure. L’On jure, de la manière la plus solennelle, qu’on n’a pas cherché loin, qu’on ne s’est pas trituré les méninges, non plus, pour trouver cette formule qui lui ressemble fort bien. Tant du point de vue du parcours social que de la posture politique actuelle.
Faudrait-il rappeler que C’est à travers la presse qu’on s’était fait une idée de la personnalité de l’homme. Notamment par son engagement dans la lutte contre les inondations dans la banlieue, son implication dans la prévention de la mortalité maternelle et infanto-juvenile et le soutien apporté aux célébrités artistiques et sportives. Notamment dans la banlieue. La plupart d’entre eux finiront par se faire distinguer de la plus belle des manières pour devenir des monuments, des rois dans leur domaine de compétence. Oui Malick Gakou est un faiseur de rois. Quasiment dans tous les domaines qui rythment la vie nationale. Son sens des responsabilités et du dépassement interrogent.
La synergie qu’il avait su tisser spontanément avec Aliou Sall alors maire de Guediawaye pour une union sacrée au chevet de Guediawaye Football Club qui battait de l’aile, en un moment où ils étaient politiquement opposés illustre et conforte son sens élevé de la citoyenneté.
Ce fut véritablement dans le cadre de l’exercice de notre profession de journaliste notamment le reportage de terrain, qu on a pu prendre la pleine et exacte mesure des qualités intrinsèques de l’homme.
Nous affirmons à haute et intelligible voix que Malick Gakou est un grand homme. Ceux qui ont eu à l’approcher et le pratiquer ne diront pas le contraire. Mêmes ceux qui ont eu à le quitter pour des raisons politiques n’ont rien à lui reprocher. Il n’en ont jamais fait cas. Lui non plus dont la grandeur d’esprit transcende les contingences politiques.
Derrière l’image de l’homme d’État imbu de sa personne qu’il dégage, se cache un être accessible, naturel, modeste, courtois et doté du sens du partage. Malick Gackou est le prototype de la courtoisie républicaine. Que les détenteurs et autres adeptes du Var si prompts à démentir, avec un sarcasme implacable et assassin des informations avérées prennent notre contre- pied par des images ou audios où l’on entend Malick Gakou faire ou riposter à des attaques même de ses plus irréductibles contempteurs par des paroles déplacées ou des invectives.
La presse a une idée de son sens de la retenue. Lors d’interviews au terme de ses activités politiques, à chaque fois que certains journalistes, partisans du sensationnel et allergiques aux trains ponctuels voulaient lui tirer les vers du nez pour des déclarations fracassantes ou des propos acerbes envers ses adversaires, il parvenait toujours à esquiver les questions d’une manière polie et courtoisie sans heurter ni frustrer. Ses pensées et prises de position n’ont jamais été arrimées à des calculs personnels. De manière constante, elles ont obéi à des idées et des principes.
Malick Gakou n’a pas que cette vertu de la lucidité à toutes épreuves et propre aux grands hommes, il s’est tant donné et a tout donné au point que certains observateurs ont tendance à se demander pourquoi il a toujours fait dans le renoncement au profit des autres. « Tout près du renoncement est la béatitude’. En dehors de cette réponse de Shri Aurobindo, c’est dans la nature même de l’ex ministre du commerce de toujours s’oublier pour les autres. Il n’a pas cette perception rentière de la gestion du pouvoir par des stations de responsabilité. Si donner de manière discrète et naturelle sans rien attendre en retour est un pouvoir, il le détient depuis longtemps pour se payer le luxe d’en faire une fin en soi voire une obsession. Pour lui, le véritable plaisir se trouve dans l’acte de donner plutôt que celui d’avoir ou d’obtenir. Pouvait-il en être autrement pour cet homme dont la première épreuve vécue fut celle de perdre sa chère maman à sa naissance ? Peut-on être inspiré par le singulier Léopold Sedar Senghor, grandir sous l’aile protectrice des grands hommes d’État comme Famara Ibrahima Sagna et Moustapha Niasse pour finalement être réduit à sa plus simple expression et ne valoir aucune satisfaction à sa nation ? Impensable! N’en déplaise à ses lâches et infâmes pourfendeurs qui ont pris le parti de tenter de le combattre par des bras désarmés à tous les niveaux pour le discréditer. À défaut de le savoir, ils devraient entendre dire que du fait de sa capacité de résistance et de résilience, il est le plus souvent sollicité et discrètement pour décanter des situations complexes et mener de combats sociaux nobles. Avec comme seul émolument: le sentiment du devoir patriotique accompli.
Depuis fort longtemps, il s’est aperçu qu’il n’est devenu lui-même qu’en cessant de n’être que pour lui-même. « La vraie générosité en l’avenir consiste à tout donner dans le temps présent » nous enseigne Albert Camus. C’est ce que Malick Gackou n’a cessé de faire depuis plusieurs décennies. Ses actions sociales traversent des générations et transcendent les clivages politiques d’une manière constante et dynamique qu’on ne saurait s’empêcher de convoquer l’interrogation évocatrice du verset 60 de la sourate 55 pour le faire porter fièrement à El Hadji Malick Gakou. En guise de médaille de reconnaissance éternelle d’un compatriote :
Y’a t’il d’autre récompense pour le bien que par le bien? Demain il fera jour!
