Dakar, 12 fév (SL-INFO) – Dans un contexte géopolitique marqué par des frictions persistantes avec ses voisins, New Delhi accélère le renforcement de sa puissance militaire. Le Conseil indien des acquisitions de Défense vient de donner son feu vert à une opération d’envergure visant à moderniser sa flotte aérienne, posant les jalons d’un accord majeur avec l’industrie française.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, cette validation porte sur une commande de 114 avions de combat Rafale. Le montant de l’opération est estimé à 33 milliards d’euros, un chiffre qui ferait de ce contrat la plus importante commande jamais enregistrée par le constructeur Dassault Aviation à l’export. L’objectif affiché par le ministère indien de la Défense est clair : il s’agit de « renforcer la capacité à mener des missions de supériorité aérienne sur l’ensemble du spectre des conflits ». Cette acquisition vise également à améliorer de manière significative les capacités de dissuasion de l’Indian Air Force (IAF), alors que le pays fait face à des tensions accrues avec le Pakistan et la Chine.
Le timing de cette annonce n’est pas anodin. L’opération pourrait être définitivement scellée lors de la visite officielle du président français Emmanuel Macron en Inde, prévue du 17 au 19 février. Si l’avionneur français s’est refusé à tout commentaire, l’Élysée qualifie cette étape de « jalon très important » vers un contrat « historique ». Sur le plan opérationnel, cette commande répond à une urgence capacitaire. Les médias locaux rappellent que l’armée de l’air indienne ne dispose plus que de 29 escadrons opérationnels, alors que son format théorique en exige 42 pour assurer une couverture optimale. L’Inde, qui est déjà le premier client export du Rafale avec 62 appareils déjà commandés, confirme ainsi sa confiance envers la technologie aéronautique française.
