Dakar, 07 avril (SL-INFO) – Les autorités iraniennes ont fait état mardi d’attaques contre au moins deux ponts, des infrastructures ferroviaires et une autoroute, dans le cadre d’une série de frappes menées contre des équipements civils dans la guerre opposant l’Iran à Israël et aux Etats-Unis.
Un pont près de la ville sainte de Qom, à 150 kilomètres au sud de Téhéran, et un autre supportant une voie ferrée dans la ville de Kashan, dans le centre du pays, ont été touchés selon des responsables régionaux cités par les médias d’Etat.
A Kashan, deux personnes ont été tuées et trois autres blessées, a déclaré Akbar Salehi, vice-gouverneur de la province d’Ispahan (centre), cité par l’agence de presse officielle Irna.
Une importante autoroute du nord-ouest du pays, reliant la ville de Tabriz à Téhéran, a par ailleurs été fermée à la circulation après avoir été frappée à environ 90 kilomètres de Tabriz.
Les Gardiens de la Révolution ont précisé que la frappe avait touché un pont autoroutier.
Le site internet Mizan, organe du pouvoir judiciaire, a également rapporté une frappe sur des voies ferrées à Karaj, en périphérie de Téhéran, et diffusé des images montrant des secouristes du Croissant-Rouge transporter un blessé sur une civière.
Tous les trains à destination et en provenance de Mashhad, la deuxième ville d’Iran, dans le nord-est du pays, ont été annulés mardi par précaution après un avertissement d’Israël appelant les Iraniens à ne pas prendre le train, laissant augurer de frappes à venir.
La même mesure a été prise dans la province de Khouzestan (sud-ouest).
Selon l’agence de presse Isna, des coupures de courant ont touché certaines parties des villes de Karaj et de Fardis, en périphérie de Téhéran, après que des lignes de transport d’électricité et un poste de transformation ont été mis hors service par des frappes aériennes.
L’armée israélienne a elle déclaré avoir mené une vaste série de frappes ciblant des « infrastructures », sans préciser lesquelles.
Le président américain Donald Trump a posé un ultimatum à mardi 20H00 heure de Washington (00H00 GMT mercredi), pour que la République islamique débloque le détroit d’Ormuz, avertissant dans le cas contraire que l’Iran pourrait être « détruit en une seule nuit ».
