Dakar, 15 jan(SL-INFO) – ’affaire de la pouponnière « Keur Yeurmandé », examinée ce mardi devant la Chambre criminelle de Dakar, a été renvoyée au 10 février afin de permettre la citation des témoins, des parties civiles et des autres accusés bénéficiant d’un contrôle judiciaire.
Selon Les Échos, qui relaie l’information, la défense de Ndella Madior Diouf, représentée par Me Aboubacry Barro, a profité de l’audience pour solliciter une liberté provisoire, suggérant même le port d’un bracelet électronique. L’avocat a plaidé des raisons humanitaires, rappelant que sa cliente avait perdu son père pendant sa détention et qu’elle avait accueilli des enfants en détresse pour éviter d’éventuels cas d’infanticide.
Dix chefs d’accusation
Le procureur, insensible à ces arguments, a opposé un refus catégorique. Il a invoqué la gravité des faits, le risque de trouble à l’ordre public et la nécessité de garantir un procès équitable, soulignant également un risque de collusion entre témoins. Le tribunal a suivi ces recommandations et a maintenu l’accusée en détention.
Ndella Madior Diouf et ses coaccusés sont poursuivis pour dix chefs d’accusation, incluant la traite de personnes, l’exercice illégal de la médecine, la privation de soins ayant entraîné la mort, la mise en danger de la vie d’autrui et l’homicide involontaire. Placée sous mandat de dépôt en décembre 2023 avec son assistant Cheikh Tidiane Ndiaye, elle reste détenue, tandis que seize autres prévenus bénéficient d’un contrôle judiciaire ou d’une liberté provisoire.
