Dakar, 13 avril (SL-INFO) – De l’ordre légal
Ce qui s’est passé à Koumpentoum, il ne doit vraiment subsister aucun doute sur le sujet. Le protocole de la République est limpide, clairement défini par des textes précis : chacun connaît sa place, son niveau de responsabilité.
Les députés, eux, reçoivent leur légitimité directement du peuple grâce au suffrage universel. Le préfet, quant à lui, tient un rôle administratif au nom de l’État.
Il n’existe donc aucune raison pour inverser les rôles. Bien plus, l’esprit de notre Constitution le précise : le député, en tant que membre du pouvoir législatif, veille à contrôler l’action du Gouvernement.
De ce fait, l’institution parlementaire occupe, dans l’équilibre des pouvoirs, une position supérieure à l’Exécutif. Cela vaut encore plus vis-à-vis d’un représentant administratif comme le préfet.
Il faut l’affirmer clairement : certains délégués de l’administration déconcentrée dépassent leur mission, allant parfois jusqu’à donner le sentiment de remplacer les élus, voire de se livrer à des activités politiques. Ce comportement n’est ni acceptable ni conforme aux principes républicains.
J’insiste : le protocole ne doit jamais servir d’outil pour imposer une autorité. L’administration doit demeurer à sa juste place. Les élus méritent le respect dû à leur légitimité.
La République ne tient qu’à ses règles, et il est du devoir de tous de les observer sans aucune exception. Il est temps de remettre de l’ordre.
Dr Ismaila Diallo*
Député , premier vice président
