Dakar, 24 mars(SL-INFO) – Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a profité de la première session de la 15e Assemblée populaire suprême nouvellement élue pour redéfinir la posture stratégique de son pays. Lors d’un discours prononcé lundi, il a acté un changement majeur dans la doctrine de Pyongyang vis-à-vis de Séoul, tout en réaffirmant l’irréversibilité de son programme nucléaire et en s’adressant directement aux États-Unis.

Selon les informations rapportées mardi par l’agence Anadolu, la Corée du Nord a officiellement reconnu la Corée du Sud comme la « nation la plus hostile ». Cette déclaration s’inscrit dans la continuité d’une révision constitutionnelle ordonnée en 2024, visant à qualifier le voisin du Sud d’« ennemi numéro un » et à rompre avec le principe historique de réunification pacifique. Le dirigeant a prévenu que toute provocation de la part de Séoul entraînerait des « conséquences impitoyables », précisant que Pyongyang ignorera totalement son voisin à travers des actes clairs.

Sur le plan militaire, Kim Jong Un a assuré que le statut d’État doté d’armes nucléaires de la Corée du Nord « ne changera jamais ». Il s’est engagé à faire progresser la « dissuasion nucléaire défensive » du pays et à maintenir une posture de réponse prompte et précise face aux menaces stratégiques pesant sur la sécurité nationale et régionale. La stratégie annoncée vise à mener des campagnes agressives pour neutraliser toute initiative émanant de forces considérées comme hostiles.

Le discours a également pris une dimension internationale avec de vives critiques adressées aux États-Unis. Accusant Washington de « terrorisme d’État et d’agression » en faisant une référence apparente à la guerre au Moyen-Orient, Kim Jong Un a affirmé la volonté de Pyongyang de jouer un rôle plus déterminant au sein d’un front uni contre les politiques américaines.

Enfin, s’adressant à ses adversaires, et sans nommer explicitement Donald Trump, le dirigeant nord-coréen a posé une alternative stricte. Il a souligné que le choix se résume désormais à « la confrontation ou la coexistence pacifique », concluant que son pays se tient prêt à répondre à l’une ou l’autre de ces options de manière décisive.

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