Dakar, 23 fév (SL-INFO) – Le dispositif de surveillance sanitaire se renforce dans l’Océan Indien. Face à l’évolution de la situation épidémiologique locale, les autorités médicales de La Réunion ont adapté leur stratégie de prévention à la suite de récentes détections.
L’Agence régionale de santé (ARS) a confirmé lundi l’identification de deux patients supplémentaires atteints par la variole B (mpox). Selon les informations rapportées par l’agence de presse Anadolu, cette découverte porte à quatre le nombre total d’infections recensées sur l’île depuis le mois de janvier. L’investigation médicale a permis de tracer l’origine de ces contaminations. Les deux individus résident dans le même foyer qu’un patient dont l’infection, importée de Madagascar, avait été confirmée le 9 février. Cette proximité explique la transmission du virus au sein de la cellule familiale.
Pour endiguer la circulation virale dans la zone, l’ARS a activé une campagne de vaccination préventive. Ce dispositif cible spécifiquement les voyageurs, les professionnels de santé, ainsi que les personnes immunodéprimées ou présentant un risque élevé d’exposition. Le protocole vaccinal s’articule autour de deux doses administrées à quatre semaines d’intervalle, sur rendez-vous dans les trois centres dédiés du département. Sur le plan clinique, la pathologie se signale par une éruption cutanée, des ulcérations des muqueuses, accompagnées de fièvre, de maux de tête et d’une inflammation des ganglions. Le virus se propage principalement par un contact intime avec un porteur ou par la manipulation d’objets contaminés. L’ARS recommande à toute personne présentant ces symptômes, particulièrement au retour de Madagascar ou d’autres zones à risque, de s’isoler immédiatement et de solliciter le SAMU ou un avis médical.
