Dakar, 16 fév (SL-INFO) – C’est un développement majeur dans la gestion de l’épineux dossier des ressortissants étrangers retenus en Syrie. Les autorités kurdes ont procédé à la libération de 34 Australiens, tous proches de combattants de l’État islamique (EI), qui étaient jusqu’alors détenus dans le camp de Roj, au nord-est du pays. Cette opération, rapportée par Al Jazeera, marque un tournant logistique puisque ces ressortissants n’ont pas été pris en charge par leur gouvernement, mais transférés selon un protocole inhabituel.

Selon les précisions fournies par l’administration du camp, ces 34 personnes, réparties en 11 familles, constituent le dernier contingent australien présent sur le site. Hakmieh Ibrahim, directrice du camp de Roj, a confirmé que la remise s’est effectuée directement auprès des membres de leurs familles, qui ont fait le déplacement jusqu’en Syrie pour récupérer leurs proches. Un convoi de petits bus, sous escorte militaire, a ensuite pris la direction de Damas pour organiser leur sortie du territoire.

Cette libération intervient alors que le gouvernement australien maintient une position de fermeté sur le dossier. Canberra a indiqué dans un communiqué qu’elle ne procède à aucun rapatriement officiel depuis la Syrie. Les autorités fédérales ont toutefois précisé que leurs agences de sécurité surveillent la situation de près. Le message adressé aux revenants est sans équivoque : tout individu ayant commis un crime devra faire face à la « pleine force de la loi » dès son retour sur le sol australien. La protection des intérêts nationaux reste la priorité affichée par l’exécutif.

Le contexte sur le terrain s’est complexifié ces dernières semaines. Les forces gouvernementales syriennes ont récemment repris le contrôle du camp d’al-Hol et de vastes territoires au nord-est du pays, auparavant sous la tutelle des Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes. Actuellement, le camp de Roj abrite encore 2 201 personnes de près de 50 nationalités différentes, dans une situation humanitaire que l’ONG Save The Children qualifie de plus en plus précaire.

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