Dakar , 02 mars (SL-INFO) La Fédération sénégalaise de lutte, dirigée par Bira Sène, a adopté une nouvelle grille tarifaire pour les licences des acteurs de l’arène, lors de son Assemblée générale du 8 février 2026 à l’Arène nationale. Désormais, tous les acteurs du monde de la lutte devront être licenciés pour des montants variant entre 5 000 et 300 000 F CFA, chiffre Le Soleil. La mesure suscite quelques curiosités : le journal rapporte que l’instance dirigeante veut imposer une licence aux marabouts et accompagnateurs des lutteurs de même qu’aux organes de presse.
Si pour les premiers aucun montant n’est fixé, un montant de 100 000 francs CFA est avancé, souligne le quotidien d’information.
La même source indique la Fédération a invoqué une volonté de mieux identifier les reporters accrédités, mais des organisations professionnelles, comme le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) et l’Association nationale de la presse sportive (ANPS), font la grimace et contestent la légalité d’une telle mesure, rappelant que la presse remplit une mission de service public. Elle pourrait ainsi ouvrir un nouveau bras de fer juridique entre dirigeants de la lutte et journalistes, qui rappelle la tentative avortée sous l’ère du Dr Alioune Sarr, jadis président du défunt CNG.
Dans la nouvelle grille pour les licences des acteurs, la Fédération maintient certains tarifs hérités du passé : les promoteurs paieront 300 000 F CFA pour la lutte avec frappe et 100 000 pour la lutte sans frappe, tandis que les managers conservent leur licence fixée à 50 000. Les lutteurs devront s’acquitter de 10 000 pour la lutte avec frappe et de 5 000 pour la lutte traditionnelle sans frappe, alors que les arbitres et entraîneurs paieront 10 000.
L’une des principales innovations concerne les dirigeants eux-mêmes, relève le quotidien national, désormais tenus de disposer d’une licence. Le président de la Fédé, Bira Sène, donne l’exemple avec une contribution de 250 000, tandis que les membres du Bureau exécutif devront verser 100 000 et ceux du Comité directeur 25 000.
