Dakar, 17 mars(SL-INFO) – Depuis les premières heures de la journée du 17 mars, les stations-service de plusieurs grandes villes de Madagascar sont prises d’assaut par les automobilistes et motocyclistes. Cette soudaine tension sur la distribution de carburant cible un produit spécifique, poussant les autorités à détailler le parcours logistique à l’origine de ce dysfonctionnement.
La perturbation concerne exclusivement l’essence sans plomb 95. À Antananarivo, la capitale malgache, tout comme dans la ville portuaire de Toamasina, de longues files d’attente se sont formées. L’inquiétude des usagers s’est rapidement propagée, alimentée par le contexte géopolitique international. « J’ai entendu qu’il y aurait une possibilité de pénurie dans les prochains jours à cause des tensions en Iran. C’est pour cela que j’ai préféré faire le plein dès aujourd’hui », témoigne Léon, un motocycliste rencontré dans le quartier d’Avaradoha.
Face à cette affluence, l’Office Malgache des Hydrocarbures (OMH) a apporté des éclaircissements. Raveloson Cydolain, Directeur général de l’institution, a expliqué la nature du blocage. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, un décalage dans le calendrier d’approvisionnement maritime est la cause directe de ces files d’attente. « Les bateaux pétroliers devaient achever leur chargement depuis le 05 mars dernier. Il y a eu pourtant un retard et le chargement n’a finalement été effectué que le 09 mars », a-t-il précisé. Ce n’est qu’après cette date que les navires ont pu quitter le port de Sohar, situé en Oman.
Le Directeur de l’OMH a explicitement lié ce retard logistique au conflit en cours au Proche-Orient. Le navire pétrolier transportant la cargaison est attendu au port de Toamasina dans la soirée du 17 mars pour entamer les opérations de déchargement. Un retour à la normale dans les stations-service est programmé d’ici jeudi ou vendredi.
Les autorités précisent que les autres produits pétroliers, notamment le gasoil et le pétrole, ne subissent aucune perturbation et restent disponibles. Le 2 mars dernier, anticipant l’escalade des tensions au Moyen-Orient, l’Office malgache des hydrocarbures avait publié un communiqué pour indiquer que la situation de l’approvisionnement global à Madagascar demeurait stable et sécurisée.
