Dakar ,13 avril (SL-INFO) – À seulement deux jours de la draft WNBA à New York, l’effervescence est palpable pour les joueuses qui espèrent rentrer dans la meilleure ligue du basket féminin mondial. Parmi les top prospects de cette cuvée 2026, on retrouve la Kényane de 1,98 mètre, Madina Okot. La fille qui est passée du filet de volley aux parquets de basket en un temps record, s’apprête à marquer l’histoire du sport africain.
«Honnêtement, c’est plutôt de l’émotion, et ça ressemble à un rêve pour moi », confie-t-elle lors d’un entretien exclusif. «J’ai commencé à jouer au basket il y a six ans, et j’en suis ici aujourd’hui. Ça montre à quel point le talent ne détermine pas ce que tu vaux vraiment. C’est le travail que tu fournis qui décide ce que tu accomplis», dit-elle.
Pour Madina, la transition athlétique s’est faite avec une fluidité surprenante: « En réalité, ça n’a pas été très difficile pour moi de passer du volley au basket, parce que je suis tombée amoureuse du jeu très vite. Ça ne m’a pas pris si longtemps pour apprendre le basket et en peu de temps j’ai pu faire tellement de choses. J’ai pu grandir beaucoup dans ce sport. Et je suis tellement fière de moi. »
Bien que son entrée dans le monde professionnel arrive plus tôt que prévu suite au refus de son éligibilité pour une autre année en NCAA (le championnat universitaire américain), elle garde la tête haute.
« Je voulais une année de plus à la fac pour me développer, et j’ai l’impression qu’en un an ou deux ici en Amérique, j’ai pu beaucoup progresser. J’ai pu faire évoluer mon jeu, je pensais qu’une année de plus aurait pu me rendre bien meilleure », admet-elle, tout en ajoutant: « Mais je suis tellement fière de moi. En réfléchissant à mon parcours, à tout ce que j’ai traversé pour en arriver là… »
Aujourd’hui, elle se voit comme une pionnière pour toute une génération de sport africain: « C’est un honneur de représenter mon pays, mon peuple, ma famille et tous les enfants d’Afrique. Je suis tellement émue de les représenter et de leur montrer comment le travail peut nous emmener plus loin, dans des endroits qu’on n’aurait jamais imaginé de pouvoir atteindre. »
Son message aux jeunes filles du monde entier est empreint de résilience: « N’arrête jamais de poursuivre tes rêves. Continue à travailler dur, fais confiance au processus, et surtout, prie. »
À l’aube de découvrir sa future franchise, Madina Okot savoure l’instant: « Je n’ai pas d’équipe en particulier. Je suis juste contente de rencontrer les joueuses que j’admirais en grandissant et les super coachs du monde entier. Je suis juste là pour profiter de la vie et voir où la prochaine étape de ma vie va m’emmener. »
