Dakar , 10 avril (SL-INFO)- C’est connu. Depuis l’amorce du feuilleton de la dette dite cachée, le Sénégal a vu le programme qui le liait au Fonds monétaire international (Fmi) suspendu et le marché financier international lui restreindre son accès. Dans le dur, les autorités sénégalaises se sont focalisées sur le marché régional de la dette pour trouver des ressources. 

Au bout du premier trimestre, leur cible principale a été atteinte. En effet, durant le mois de mars 2026, l’Etat du Sénégal a mobilisé 323,2 milliards de FCFA. En février déjà, le pays avait levé sur le marché local des titres publics la somme de 378,7 milliards de FCFA et 366,7 milliards de FCFA en janvier 2026.

1068,6 milliards de FCFA sur les titres publics

Le cumul trimestriel affiche donc une moisson globale de 1068,6 milliards de FCFA, dont 665,8 milliards ont été engrangés via des Bons assimilables du trésor (BAT) et 402,7 milliards de FCFA à travers des obligations assimilables du trésor (OAT).

Dans son calendrier initial des émissions sur le marché régional des titres publics (Umoa-titres), l’Etat du Sénégal tablait sur 1008 milliards de FCFA en fin mars (les ressources du premier Appel public à l’épargne comprises). Il a donc dépassé de plus de 60,6 milliards de FCFA son objectif.

Une moisson globale de 1372 milliards avec l’APE1

Mieux, l’Etat du Sénégal a mobilisé 304,1 milliards de FCFA sur son premier APE de l’année 2026. Une levée qui porte sa moisson globale à 1372 milliards de FCFA. Ce qui le place en avance sur ses prévisions au niveau du marché régional.

Si l’Etat parvient, jusqu’ici, à s’en sortir sur le marché local, les ressources qu’il y tire sont, cependant, dominées par des emprunts à durées courtes. Ce qui n’éloigne pas véritablement le risque de refinancement.

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