Dakar, 13 avril(SL-INFO)- Les rues de Dakar et de Ziguinchor ont renoué ce samedi 11 avril 2026 avec les rassemblements citoyens. À l’appel de plusieurs organisations, des centaines de personnes ont marché pacifiquement pour exiger la lumière sur les événements tragiques survenus entre février 2021 et mars 2024. Au-delà de la stricte demande d’enquêtes judiciaires internes, cette mobilisation a pris une dimension diplomatique inattendue, liant directement la quête de justice aux récents développements sur la scène internationale.
Initiées par le Collectif des Familles des Martyrs, l’Initiative Zéro Impunité (IZI) et le Collectif des Victimes de Macky Sall, ces marches visaient à maintenir la pression sur les autorités. Dans la capitale, le cortège s’est ébranlé sur l’avenue Bourguiba pour s’immobiliser au rond-point Jet d’eau. Selon les éléments publiés par Sud Quotidien, une déclaration conjointe a été lue par la porte-parole du jour, Mme Mancabou Clémentine Coly. Les organisateurs y ont exigé l’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes et transparentes pour identifier les responsables de la répression, rappelant que les victimes « ne sont pas des chiffres » mais des vies brisées.
L’information centrale de cette journée dépasse toutefois le cadre national. Les manifestants ont profité de cette tribune pour s’immiscer dans l’actualité multilatérale en saluant officiellement le refus de l’État du Sénégal et de l’Union africaine de soutenir la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. Les collectifs estiment qu’une telle promotion internationale ne saurait être moralement acceptable tant que les responsabilités sur les pertes en vies humaines sous son mandat ne sont pas élucidées.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la procédure d’entérinement de cette candidature a récemment échoué au niveau continental, marquant une absence de consensus au sein de l’organisation panafricaine. Saisissant cette dynamique, les familles des victimes ont lancé un appel solennel aux institutions mondiales et aux organisations de défense des droits humains, les exhortant à privilégier l’exigence de justice avant toute considération diplomatique.
