Dakar, 26 mars(SL-INFO) – L’équipe nationale masculine de football d’Iran a pris ses quartiers dans le sud de la Turquie pour un camp d’entraînement sous haute surveillance. À l’approche de la Coupe du monde et dans un climat marqué par le conflit impliquant les États-Unis, Israël et Téhéran, la sélection tente de se concentrer sur le volet sportif, tout en amorçant des démarches inédites concernant le lieu de ses futures rencontres.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, la fédération iranienne de football a entamé des discussions avec la FIFA pour modifier l’organisation de ses matchs de Coupe du monde. Prévues initialement aux États-Unis, ces rencontres pourraient être délocalisées au Mexique. Le président de la fédération, Mehdi Taj, a justifié cette requête en invoquant des inquiétudes liées à la sécurité des joueurs.
Actuellement isolée à Belek, une station balnéaire près d’Antalya, la « Team Melli » se prépare à huis clos. L’accès aux médias est strictement restreint et aucune interview n’a été accordée. L’objectif affiché par l’encadrement est d’éviter toute distraction avant deux matchs amicaux contre le Nigeria, ce vendredi, et le Costa Rica, mardi prochain. Ces confrontations devaient originellement se tenir en Jordanie avant d’être reprogrammées en Turquie en raison de l’éclatement du conflit.
Le contexte politique se répercute également sur la composition de l’effectif. L’attaquant vedette Sardar Azmoun, auteur de 57 buts en 91 sélections, a été exclu du groupe. La presse iranienne indique que cette mise à l’écart fait suite à la publication d’une photographie sur ses réseaux sociaux le montrant en compagnie de l’émir de Dubaï, Mohammed ben Rachid Al Maktoum, un acte perçu comme une déloyauté envers le gouvernement.
Par ailleurs, l’attaquant Mehdi Taremi, présent au camp d’entraînement, fait l’objet d’une attention particulière ces derniers jours, après avoir échangé son maillot avec un adversaire israélien lors d’un match disputé avec son club de l’Olympiakos en Grèce.
