Dakar, 07 mars (SL-INFO) – La vie reprend progressivement son cours au Cachemire administré par l’Inde. Après une semaine de restrictions strictes imposées par les autorités locales en réponse aux manifestations liées à l’escalade militaire au Moyen-Orient, la région entame une phase de normalisation.
Selon l’agence de presse Anadolu, les barricades érigées dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment autour de la tour de l’horloge Ghanta Ghar à Lal Chowk dans la capitale Srinagar, ont été démantelées ce samedi. Les commerces et les réseaux de transport, publics comme privés, ont relancé leurs activités. Les services de télécommunications, incluant l’internet haut débit et les lignes mobiles prépayées suspendus depuis lundi, ont été rétablis vendredi soir. La réouverture des établissements scolaires est programmée pour ce lundi.
Ce verrouillage sécuritaire avait été décrété à la suite de rassemblements massifs au sein de la communauté chiite locale, estimée à environ 1,5 million de personnes. Ces mouvements de foule faisaient suite aux frappes aériennes conjointes des États-Unis et d’Israël ayant coûté la vie à l’ayatollah Ali Khamenei ainsi qu’à plus de 1 332 autres personnes, parmi lesquelles des dizaines d’écolières. En représailles, Téhéran a riposté par des attaques de drones et de missiles visant des sites liés aux États-Unis dans les pays du Golfe, causant la mort de six militaires américains et faisant plusieurs blessés.
Face à cette crise internationale, le gouvernement indien a officiellement fait part de son inquiétude quant à la situation, appelant au dialogue et à une résolution rapide du conflit. Sur le plan local, ces tensions ont poussé l’ancienne cheffe du gouvernement du Jammu-et-Cachemire, Mehbooba Mufti, à formuler une demande expresse à l’administration du Premier ministre Narendra Modi. Elle exhorte New Delhi à organiser l’évacuation immédiate des milliers d’étudiants cachemiris actuellement bloqués en Iran en raison des hostilités.
Les autorités locales maintiennent un dispositif de surveillance dans la région, bien que la majorité des effectifs de police et des forces paramilitaires déployés pour contenir les manifestations aient été retirés pour permettre ce retour à la normale.
