Dakar, 17 fév (SL-INFO) – La tension politique reste vive en France suite au décès tragique de Quentin Deranque à Lyon. Alors que l’exécutif et plusieurs voix de droite pointent la responsabilité de l’ultragauche, la présidente du groupe parlementaire La France insoumise (LFI), Mathilde Panot, a tenu à clarifier la position de son mouvement lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

Interrogée sur l’implication présumée d’anciens membres de la « Jeune Garde » dans ce drame, la députée a adopté une position à double détente. Elle a d’abord affirmé sans ambiguïté la nécessité d’une réponse pénale ferme : « S’il y a des anciens membres de la Jeune Garde qui sont impliqués dans la mort de Quentin Deranque, ils doivent être punis et condamnés ». Cependant, Mathilde Panot a immédiatement nuancé la portée de cette responsabilité en introduisant un argument juridique précis. Selon elle, l’imputation ne peut être collective ou organisationnelle. « Ce n’est plus dans le cadre d’une organisation puisque la Jeune Garde est dissoute, et ne peut pas être tenue en tant que telle pour responsable de cela », a-t-elle souligné. Pour la responsable politique, les actes incriminés relèvent strictement d’individus isolés et non d’une structure qui n’a plus d’existence légale.

Au-delà de cette mise au point sur la responsabilité structurelle, la présidente du groupe LFI a vivement réagi aux attaques visant son camp politique. Elle a qualifié d’« absolument ignoble » ce qu’elle décrit comme une « instrumentalisation de ce drame », rejetant les tentatives de récupération politique qui visent à lier directement son parti à cet acte de violence. Pour rappel, Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a succombé à ses blessures samedi dernier après une violente agression survenue à Lyon. Le jeune homme assurait la sécurité du collectif identitaire Nemesis, mobilisé contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué un « lynchage à coup sûr » et attribué la manœuvre à l’ultragauche.

Sur le plan judiciaire, le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a ouvert une information judiciaire pour « homicide volontaire ». Les premiers éléments de l’enquête, relayés par Anadolu, indiquent que la victime aurait été frappée par « au moins six individus ».

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