Dakar, 19 fév (SL-INFO) – Habib Bèye a livré ses premiers mots en tant que coach de l’Olympique de Marseille, en conférence de presse. L’ancien international sénégalais, attendu dans un contexte toujours incandescent sur la Canebière, a d’emblée affiché sa volonté de calmer le jeu.

Tempérer la “folie” marseillaise

Conscient de l’environnement bouillant qui entoure le club phocéen, Bèye a insisté sur la nécessité de garder la tête froide. «On est tous différents en tant que coach. Ce club vous amène dans des émotions immenses, mais il faut parfois savoir rester calme et serein », a-t-il expliqué.

Se décrivant comme «quelqu’un d’assez calme», il a fait savoir l’importance d’«apaiser le contexte» pour avancer dans la même direction.

À Marseille, où la passion peut rapidement se transformer en pression, le nouveau technicien veut installer une atmosphère plus posée, afin de favoriser la performance. «Il faut être serein et posé », a-t-il répété.

Un projet de jeu vertical… mais pragmatique

Interrogé sur ses intentions tactiques, Bèye s’est montré à la fois ambitieux et prudent. «Le groupe à notre disposition, il faut avoir une volonté d’être vertical et de proposer du bon football», a-t-il déclaré, sans pour autant promettre une révolution immédiate.

Le coach refuse de «vendre» prématurément un projet de jeu figé. Il sait que le public marseillais, exigeant et passionné, réclame du spectacle autant que des résultats.

«Les gens ont envie de vibrer et de se reconnaître dans cette équipe», a-t-il souligné, tout en saluant le travail effectué auparavant : «On ne peut dénigrer ce qui a été fait. Il y a eu un football spectaculaire.»

À Marseille plus qu’ailleurs, le style compte. «Ici, c’est sur ça que vous êtes très vite sanctionné par le public qui est amoureux du foot et du club», a-t-il rappelé, conscient de l’équilibre délicat entre identité de jeu et efficacité.

L’exemple rennais comme référence

Pour illustrer sa méthode, Bèye s’est appuyé sur son expérience au Stade Rennais FC. « Quand j’ai repris Rennes, ils étaient 16es de Ligue 1. Les innovations étaient secondaires, il fallait être pragmatiques.» Le technicien a revendiqué une progression tangible : «Rennes était 6e quand on est parti.» Une trajectoire qu’il espère reproduire sur la Canebière, même si le contexte marseillais diffère sensiblement.

À l’OM, Bèye veut conjuguer analyse tactique et exigence immédiate de résultats. «On sera dans l’analyse sur ce qu’on peut faire tactiquement, car on a une qualité de joueurs qui nous permet de faire ça. Mais il faudra avant tout avoir des résultats», souligne-t-il.

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