The crash site of Air Algerie flight AH5017 is seen from a plane near the northern Mali town of Gossi, July 25, 2014. Poor weather was the most likely cause of the crash of an Air Algerie flight in the West African state of Mali that killed all 118 people on board, French officials said on Friday. Picture taken July 25, 2014. REUTERS/Burkina Faso Presidency/Handout via Reuters (MALI - Tags: DISASTER) TRANSPORT) ATTENTION EDITORS - THIS PICTURE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. REUTERS IS UNABLE TO INDEPENDENTLY VERIFY THE AUTHENTICITY, CONTENT, LOCATION OR DATE OF THIS IMAGE. FOR EDITORIAL USE ONLY. NOT FOR SALE FOR MARKETING OR ADVERTISING CAMPAIGNS. NO SALES. NO ARCHIVES. THIS PICTURE IS DISTRIBUTED EXACTLY AS RECEIVED BY REUTERS, AS A SERVICE TO CLIENTS

Dakar, 09 mars (SL-INFO) – Le procès de la compagnie Swiftair s’ouvre ce lundi 9 mars au tribunal correctionnel de Paris, douze ans après le crash du vol Air Algérie AH5017 au nord du Mali (116 morts dont 54 Français). Swiftair, société espagnole propriétaire de l’avion, sera jugée pour homicides involontaires. Un véritable parcours du combattant pour les familles de victimes qui se sont battues pour la tenue de ce procès malgré les reports et une volonté de la part de Swiftair d’éviter un jugement en France. Douze ans après le crash d’un avion Air Algérie dans le nord du Mali qui a coûté la vie à 116 personnes dont 54 français, un procès va bel et bien se tenir contre Swiftair, compagnie propriétaire de l’avion. Jugée pour « homicide involontaire », la compagnie aérienne espagnole a retardé plusieurs fois l’échéance, repoussant la tenue d’un premier procès en France en 2023 après avoir saisi la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) afin de suspendre la procédure en France. Estimant que le drame résulte de facteurs externes puisqu’un non-lieu aurait été prononcé en Espagne.

Ténacité des familles
Mais en novembre 2025, le tribunal correctionnel n’a pas voulu transférer l’affaire à la CJUE, confirmant la tenue d’un procès, en France, d’une durée de quatre semaines. Pas de soulagement, mais une récompense de la ténacité des familles de victimes, nous explique Suzanne Aillot, présidente de l’association AH 5017 Ensemble : « On attend que les résultats des expertises, des investigations, de cette instruction qui a été menée avec tous les dossiers, les documents, les recherches qui ont été faites, soient posés devant, à la fois, les tribunal, les inculpés, la compagnie et les victimes. »

« Une vérité » doit en sortir
« On n’a jamais l’occasion de déposer les éléments comme cela en réunissant tous les protagonistes, dit-elle encore. C’est ce qui va se passer. On espère qu’il va en sortir une vérité. Et que l’on arrive à cerner les responsabilités des uns et des autres ». L’avocat de ce collectif, maître Sébastien Busy, a confié à RFI que la partie adverse tentera, ce lundi, de mettre un terme aux poursuites en France en demandant une nouvelle fois l’extinction de l’action publique.  

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