Dakar , 03 mars (SL-INFO) – Repas pris à l’aube durant le mois de Ramadan, le kheud — également appelé suhoor en arabe — occupe une place importante dans l’équilibre alimentaire du jeûneur. Entre dimension spirituelle et préparation physique, ce moment suscite de nombreuses interrogations chez les fidèles, notamment sur son caractère obligatoire et sur la manière de l’observer.

Interrogé sur la question, Oustaz Mass Dièye rappelle que le kheud n’est pas une obligation religieuse, mais une recommandation prophétique. « Le kheud n’est pas du Farata (obligatoire), c’est une Sounna recommandée par le prophète Mouhamed (PSL) qui a indiqué qu’il y a de la Baraka dans ce repas », explique-t-il.

Selon le prêcheur, ce moment marque également une spécificité de la pratique musulmane et constitue une source d’énergie pour affronter la journée de jeûne. Il souligne que se lever pour le kheud, même pour boire simplement de l’eau, reste bénéfique spirituellement, évoquant les prières des anges en faveur de celui qui accomplit cet acte.

Toutefois, précise-t-il, l’absence de kheud n’invalide pas le jeûne. « Celui qui dort et celui qui se lève observent tous deux leur jeûne. La différence réside dans la Baraka et l’énergie que procure le kheud », affirme-t-il.

Concernant l’horaire, Oustaz Mass Dièye indique qu’il n’existe pas d’heure fixe, même si la dernière partie de la nuit, proche de la prière du Fadjr, reste le moment le plus recommandé. Il encourage par ailleurs les parents à initier les enfants à cette pratique afin de les habituer progressivement au rythme spirituel du Ramadan et à la prière du Fadjr dès le bas âge.

À la fois acte de dévotion et préparation physique, le kheud apparaît ainsi comme un rituel fortement conseillé, porteur de sens et de bénédictions, sans pour autant conditionner la validité du jeûne.

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