Dakar, 17 Mars (SL-INFO) – C’est un secret de polichinelle. Le président bissau-guinéen a renvoyé début mars une mission de la Cedeao venue dans le pays pour « soutenir les efforts des acteurs politiques et autres parties prenantes afin de parvenir à un consensus politique sur une feuille de route pour la tenue d’élections inclusives et pacifiques en 2025 ». Dans une récente interview accordée à « Vox Africa », le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a été invité à commenter ces évènements, mais il a choisi de botter en touche.
« Dans les pays où il y a des changements constitutionnels, ils ne sont pas tous traités de la même façon »
Toutefois, le diplomate fait remarquer que « la Cedeao est rattrapée par ses propres faiblesses, parce que quand on est une organisation, on est fondé sur des règles, et quand on a des règles , on ne les applique pas selon la météo ou selon la tête du client ». 
Malheureusement, poursuit le ministre, « il est arrivé que pour la gestion des situations politiques dans les pays, on regarde qui est concerné. Est-ce que c’est un ami? Est-ce que c’est un ennemi? Est-ce qu’il n’est pas proche de telle grande puissance?  le pouvoir du chef de l’État. Même dans les pays où il y a des changements constitutionnels, ils ne sont pas tous traités de la même façon, ni pour ce qui concerne les situations politiques liées à des mandats ou à des renversements de pouvoir » fait remarquer le chef de la diplomatie malienne.
Il estime qu’une organisation doit pouvoir mettre en place des règles dans lesquelles tous les membres se reconnaissent.

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