Dakar , 10 avril (SL-INFO) L’Alliance pour la République (APR) a réagi à la décision rendue le 8 avril 2026 par le Conseil constitutionnel du Sénégal, qui a censuré plusieurs dispositions de la loi portant création et organisation du Conseil national de régulation des médias (CNRM). Dans une déclaration du Secrétariat exécutif national, le parti salue une décision qu’il juge « de haute portée symbolique », estimant qu’elle met fin à des dispositions « manifestement attentatoires à la liberté d’expression et aux droits des journalistes et professionnels des médias ».
L’APR félicite également les députés du groupe Takku Wallu ainsi que ceux des non-inscrits, auteurs du recours devant le juge constitutionnel, qu’elle considère comme ayant agi « conformément à leur mandat pour défendre les libertés et préserver l’État de droit ».
Selon le parti, cette décision constitue un rappel fort du rôle de la Constitution dans la protection de la liberté de la presse et du droit à l’information des citoyens. L’APR accuse par ailleurs le pouvoir en place d’avoir tenté « d’étouffer financièrement la presse » et d’ « emprisonner des journalistes, avant de vouloir annihiler totalement la liberté d’informer ».
Des critiques virulentes contre le gouvernement
Sur le plan politique, l’APR appelle le ministre de la Communication à « cesser le harcèlement des médias privés » et à garantir aux professionnels de l’information des conditions d’exercice libres et indépendantes.
Abordant la situation économique, le parti se montre tout aussi critique. Se référant aux déclarations du Premier ministre du 4 avril 2026, il estime que le gouvernement « ne dispose d’aucune solution pour soulager les populations » confrontées à un quotidien difficile.
L’APR dénonce une « politique d’austérité violente » qui, selon elle, affectera particulièrement les jeunes, les femmes, les populations rurales et les retraités. Elle critique également une stratégie économique qu’elle qualifie de « matraquage fiscal », marquée par une pression accrue sur les agents économiques, en l’absence de projets structurants. Le parti s’indigne en outre de ce qu’il décrit comme une gestion marquée par « l’opulence, la gabegie, le copinage et l’utilisation des moyens de l’État à des fins de propagande ».
Dans ce contexte, l’APR réaffirme sa solidarité avec les syndicats et les forces sociales en lutte, et exhorte le gouvernement à « répondre immédiatement aux préoccupations des travailleurs ». Elle exige également la libération des « détenus politiques » et appelle les forces vives de la nation à « renforcer l’unité et la mobilisation » face à ce qu’elle qualifie de « gouvernement incompétent et liberticide ».
