Dakar, 06 mars(SL-INFO)- Les autorités sénégalaises et les acteurs du secteur de l’élevage ont entamé les préparatifs en vue d’assurer la réussite de la Tabaski 2026. Une rencontre a été présidée par le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, afin d’évaluer les besoins et d’anticiper les défis liés à l’approvisionnement du marché.

Pour la Tabaski 2026, les besoins nationaux sont estimés à 860 000 têtes de moutons, dont 260 000 pour la seule région de Dakar. Chaque année, le Sénégal consomme près de deux millions de moutons, une part importante étant destinée à l’autoconsommation des ménages.

La filière Tabaski constitue un secteur économique majeur, avec un marché annuel estimé à plus de 300 milliards de francs CFA, dont 142 milliards générés par la commercialisation sur les marchés de bétail. Un poids économique considérable pour les éleveurs et les opérateurs du secteur.

Pour relever ce défi, le ministre a appelé à une mobilisation accrue de tous les acteurs, tout en saluant les progrès de la production locale, qui contribue progressivement à réduire la dépendance du pays aux importations.

Au cours des échanges, plusieurs opérateurs ont soulevé des préoccupations liées aux coûts des points de vente, à la disponibilité de l’eau dans certaines zones pastorales et aux difficultés d’aménagement de certains marchés, notamment à Dakar et Thiès.

Les transporteurs, représentés par Gora Khouma, ont également plaidé pour la suppression du système de “macarons”, proposant plutôt une simple circulaire administrative afin de faciliter la circulation du bétail durant la période de la Tabaski. Ils ont aussi alerté sur la hausse des coûts du transport à l’approche de la fête.

En réponse, le ministre s’est engagé à examiner ces différentes doléances en collaboration avec les ministères concernés, réaffirmant sa volonté de privilégier une approche participative avec les professionnels du secteur.

La rencontre a également permis de faire le bilan de la Tabaski 2025. L’objectif d’approvisionnement fixé à 830 000 moutons a été largement dépassé, grâce à une forte synergie entre les services de l’État, les opérateurs, les collectivités territoriales et les partenaires du secteur.

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