Dakar, 31 mars(SL-INFO) – La tension monte d’un cran dans le sud du Liban à la suite de nouveaux incidents militaires impliquant l’armée israélienne. Face à la multiplication d’accrochages survenus ce week-end sur le terrain, la diplomatie française a décidé de porter l’affaire devant les plus hautes instances internationales.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, des soldats français opérant sous la bannière de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) ont été directement exposés à des actions de l’armée israélienne. Les médias français, notamment BFMTV, font état de trois incidents distincts survenus au cours de la seule journée de samedi.
Dans la matinée, des militaires israéliens ont mis en joue le chef d’état-major de la FINUL et son assistant, sans qu’il n’y ait d’échange de tirs. À la mi-journée, un convoi logistique en mission de ravitaillement, intégrant des éléments français, a essuyé des tirs qui ont touché un véhicule. Enfin, en fin de journée, une unité de réaction rapide de la force onusienne a été ciblée par un tir de char israélien. Notre rédaction note qu’aucun blessé n’est à déplorer parmi les Casques bleus à l’issue de ces événements.
La réaction de Paris a été immédiate. Le ministre français des Affaires étrangères a fermement condamné ces actes sur les réseaux sociaux, dénonçant des « atteintes à la sécurité » et des manœuvres d’« intimidations » visant le personnel onusien, qualifiées d’« inacceptables et injustifiables ». En conséquence, la France a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, prévue ce mardi. Actuellement, le contingent français déployé au sein de la FINUL s’élève à environ 635 militaires.
Ces accrochages s’inscrivent dans une dynamique plus large d’opérations militaires israéliennes continues. D’après les chiffres communiqués par les autorités libanaises et relayés par Anadolu, l’offensive terrestre lancée le 2 mars, couplée aux frappes aériennes, a déjà fait plus de 1 000 morts et entraîné le déplacement de 1,16 million de personnes. La sécurité des Casques bleus devient une préoccupation majeure alors que la FINUL se retrouve de plus en plus exposée aux hostilités dans cette zone frontalière.
