Dakar, 07 mars (SL-INFO) – La tension franchit un nouveau palier dans le sud du Liban, où les affrontements entre l’armée israélienne et le Hezbollah s’intensifient. Au milieu de ces intenses échanges de tirs, une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a été directement touchée, provoquant une ferme condamnation du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

L’incident s’est produit vendredi en fin d’après-midi, entre 17h45 et 17h52, heure locale. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, deux tirs de missiles ont frappé une base de la mission onusienne située à Al-Qaouzah, dans le sud-ouest du pays. Les frappes ont provoqué un incendie qui a détruit le mess des officiers avant d’être finalement maîtrisé par les équipes sur place.

Ce sont les membres du bataillon ghanéen qui ont été victimes de ces tirs. Les Forces armées du Ghana ont confirmé que trois de leurs Casques bleus ont été blessés. Deux d’entre eux sont grièvement atteints, tandis que le troisième souffre d’un traumatisme. Initialement pris en charge dans le bunker médical de leur contingent où leur état a été stabilisé, le soldat le plus touché a été transféré vers un hôpital de Beyrouth. Les deux autres doivent rejoindre la structure médicale du quartier général de la FINUL.

Face à cette situation, Antonio Guterres a exigé des comptes. Par la voix de son porte-parole, Stéphane Dujarric, il a rappelé que l’inviolabilité des installations de l’ONU et la sécurité de son personnel doivent être respectées en toutes circonstances par les parties au conflit. La mission onusienne a pour sa part dénoncé un acte « inacceptable », soulignant que toute attaque contre des Casques bleus constitue une grave violation du droit international humanitaire et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.

Sur le plan diplomatique, le gouvernement ghanéen a officiellement protesté auprès du siège des Nations Unies à New York. Les autorités d’Accra appellent l’ensemble des belligérants à garantir la sécurité des soldats de la paix. Une enquête est actuellement en cours pour déterminer l’origine exacte des tirs ayant visé ce contingent intégré à la FINUL, une force déployée depuis 1978 et qui compte aujourd’hui près de 10 800 militaires chargés de maintenir une zone tampon entre Israël et le Liban.

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