Dakar, 11 mars (SL-INFO) – Première nation à valider son ticket pour la prochaine Coupe du monde de football organisée en Amérique du Nord, l’Iran ne fera finalement pas le déplacement. Le contexte de conflit ouvert au Moyen-Orient vient de dicter une décision ferme aux autorités de Téhéran.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a scellé le sort de la sélection nationale. L’équipe ne prendra pas part à la compétition mondiale, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Cette annonce fait suite à l’assassinat du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des récentes frappes américano-israéliennes.

Lors d’une intervention à la télévision d’État ce mercredi, le ministre a détaillé les motivations de ce retrait. Les rencontres de la phase de poules de l’Iran devaient initialement se tenir dans des villes américaines, dont Los Angeles et Seattle. « Considérant que ce régime a assassiné notre dirigeant, nous ne pouvons en aucun cas participer », a déclaré Ahmad Donyamali. Il a également souligné que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies pour les joueurs iraniens face à ce qu’il qualifie de guerres imposées à son pays.

Le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, qui s’est intensifié depuis le 28 février, a déjà fait 1 255 morts et plus de 12 000 blessés en moins de deux semaines. En réponse, Téhéran a multiplié les tirs de missiles vers Israël et diverses bases militaires de la région. C’est dans ce climat que la Fédération iranienne de football, par la voix de son président Mehdi Taj, avait déjà émis de fortes réserves la semaine passée, s’interrogeant publiquement sur la faisabilité d’envoyer la sélection nationale sur le sol américain.

Notre rédaction note que ce boycott officiel intervient en contradiction avec les récentes communications de la FIFA. Son président, Gianni Infantino, avait affirmé que le président américain Donald Trump voyait d’un bon œil la venue de la sélection iranienne. Lors d’une réunion préparatoire, Donald Trump avait en effet réitéré que l’équipe était la bienvenue pour concourir dans le tournoi. Une perspective sportive que les autorités iraniennes ont définitivement écartée.

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