Dakar, 03 mars (SL-INFO) – Face à une escalade militaire sans précédent au Moyen-Orient, le Japon entre en scène. La Première ministre Sanae Takaichi a annoncé mardi son intention de demander des explications à son allié américain lors d’un sommet imminent à Washington avec le président Donald Trump. Au cœur des préoccupations : les frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël en Iran, qui ont déclenché une riposte sanglante de Téhéran.

S’exprimant devant le Parlement nippon, la cheffe du gouvernement a promis des « discussions franches » avec l’administration américaine. Faisant preuve d’une grande prudence diplomatique, Mme Takaichi a toutefois refusé de qualifier ces frappes de violation du droit international, expliquant que son gouvernement n’était « pas en mesure, à ce stade, de procéder à une évaluation juridique », rapporte l’agence de presse Kyodo.

La situation a basculé depuis samedi avec une offensive américano-israélienne d’une rare intensité. Plusieurs hauts responsables iraniens ont été tués, dont le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, une action qui a décapité le sommet du régime. La réponse de Téhéran ne s’est pas fait attendre : une série d’attaques de drones et de missiles a visé des installations liées aux intérêts américains dans plusieurs pays du Golfe.

Le bilan humain de cette confrontation éclair est déjà très lourd. Selon des sources militaires américaines, six soldats ont perdu la vie et plusieurs autres ont été grièvement blessés lors des représailles iraniennes. Côté iranien, le Croissant-Rouge local fait état d’un bilan tragique de 787 morts depuis le début des bombardements.

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