Dakar, 18 mars(SL-INFO) – Depuis le déclenchement de l’offensive conjointe menée par les États-Unis et Israël le 28 février dernier, les tensions au Moyen-Orient ont atteint un niveau critique. Dans ce climat de guerre ouverte qui a déjà profondément redessiné l’équilibre sécuritaire de la région, le dirigeant américain vient de formuler de nouvelles orientations concernant la suite des opérations militaires.
S’exprimant ce mercredi sur son réseau Truth Social, Donald Trump a affirmé que les capacités d’action de Téhéran étaient en voie de neutralisation accélérée. Désignant le pays comme le « premier État sponsor du terrorisme », il a assuré que les forces en présence étaient en train de le mettre rapidement hors d’état de nuire.
Mais c’est une autre publication, diffusée un peu plus tôt, qui précise les intentions stratégiques de Washington. Le président américain y évoque ouvertement la possibilité d’« achever » ce qu’il reste de l’État iranien. Dans la même déclaration, il suggère de se retirer de la gestion du détroit stratégique pour en laisser la stricte responsabilité aux pays qui l’utilisent. L’objectif affiché de cette manœuvre serait de forcer certains alliés des États-Unis, jugés trop passifs, à se mettre en mouvement.
Cette posture s’inscrit dans un bilan humain et matériel déjà lourd. Selon les informations parvenues à notre rédaction via l’agence Anadolu, le conflit a causé la mort d’environ 1 300 personnes. Parmi les victimes figurent plusieurs hauts dignitaires de la République islamique, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei, le haut responsable sécuritaire Ali Larijani, ainsi que Gholamreza Soleimani, commandant des forces Bassidj. Cette escalade s’ajoute aux multiples répercussions mondiales de la crise irano-américaine.
En réponse à l’offensive américano-israélienne, Téhéran a multiplié les frappes de drones et de missiles. Ces opérations de représailles ont visé Israël ainsi que des installations militaires américaines réparties dans plusieurs pays voisins, notamment en Jordanie, en Irak et dans les États du Golfe. Outre les pertes humaines et les destructions d’infrastructures, ces échanges de tirs continus perturbent sévèrement le trafic aérien international et les marchés mondiaux.
