Dakar, 17 mars(SL-INFO) – Le tribunal de Pikine-Guédiawaye a jugé une affaire d’agression sexuelle particulièrement brutale survenue le mardi 10 mars. Le prévenu, S. Sall (17 ans), était poursuivi pour une tentative d’abus sur I. Guèye (22 ans), relate L’Observateur.
Une agression en plein jour
D’après la même source, les faits se sont déroulés aux abords de la plage, près de la VDN 3. Alors que la victime quittait le tribunal après des formalités, elle a été accostée par le jeune homme qui a d’abord insisté pour la « raccompagner ». Face au refus catégorique de la jeune dame, S. Sall a changé de stratégie en menaçant de lui « piquer son téléphone » si elle ne lui obéissait pas.
C’est ainsi que, avance le quotidien du Groupe futurs médias (Gfm), le suspect a rattrapé la victime en lui faisant un « croche-pied ». Une fois la jeune femme affalée sur le sable, il s’est jeté sur elle pour l’immobiliser et tenter de « satisfaire ses basses besognes ». Alertés par les cris de détresse de la victime, des passants sont heureusement intervenus pour maîtriser l’agresseur et lui infliger une « sévère correction » avant de le livrer à la police de Wakhinane-Nimzatt.
Sa ligne de défense « mystique » balayée
À la barre, S. Sall a tenté des explications jugées « surréalistes » par le tribunal. Il a d’abord essayé d’inverser les rôles en prétendant que c’était la victime qui avait tenté de s’en prendre à lui. Acculé, il a ensuite affirmé être habité par un « Rab » (esprit), prétendant agir sous une influence mystique. Cette stratégie a cependant volé en éclats lorsque sa propre mère, appelée à témoigner, a affirmé sans détour que son fils était « sain d’esprit » et n’était possédé par aucun esprit.
Le verdict : la clémence après le pardon
Malgré les réquisitions du procureur qui réclamait deux ans de prison ferme, la défense a plaidé l’immaturité d’un adolescent et l’absence d’acte consommé. Prenant en compte le pardon accordé par la victime à la barre, le tribunal a finalement condamné S. Sall à une peine de 6 mois de prison assortis du sursis, conclut le titre de Gfm.
