Dakar, 24 fév (SL-INFO) – Hier mardi 24 février, le gouvernement sierra-léonais a accusé, dans un communiqué, l’armée guinéenne d’avoir franchi la frontière pour arrêter des soldats et des policiers sierra-léonais occupés à fabriquer des briques pour la construction d’un poste-frontière et d’un centre d’hébergement à Kalleyereh, une ville située dans la chefferie de Sulima, district de Falaba (nord-est du pays). Les faits se sont déroulés le « lundi 23 février 2026 ».

Les soldats et les policiers sierra-léonais arrêtés ont été transportés de l’autre côté de la frontière, en territoire guinéen, informe le communiqué.

« Quelques dizaines de militaires sierra-léonais armés ont pénétré sans autorisation sur le territoire guinéen »

L’armée guinéenne, indexée, a réagi dans la même journée d’hier mardi, par un communiqué. Dans le document, elle explique que c’est plutôt les soldats sierra-léonais qui se sont aventurés sur le territoire guinéen.

« L’État-major général des armées informe l’opinion nationale et internationale que, le dimanche 22 février 2026, quelques dizaines de militaires sierra-léonais armés ont pénétré sans autorisation sur le territoire guinéen, dans le district de Kudaya, sous-préfecture de Sandénia, préfecture de Faranah. À cet endroit, situé à 1,4 km de la ligne frontalière, ils ont installé une tente et hissé leur drapeau national », a expliqué le patron des armées guinéennes, le général Ibrahima Sory Bangoura.

Les forces armées de Guinée ont réussi à interpeller « 16 d’entre eux, tout en saisissant leur matériel. Les militaires interpellés ainsi que les objets saisis ont été mis à la disposition de la police judiciaire à des fins de l’enquête », poursuit le communiqué de l’État-major général des armées de Guinée.

Discours contradictoires

De toute évidence, on est en présence de deux discours contradictoires. La Sierra Leone allègue que les faits se sont produits à Kalleyereh, dans la chefferie de Sulima. La Guinée, quant à elle, situe l’incident à Kudaya, dans la préfecture de Faranah. De plus, aucun des deux pays ne reconnaît avoir franchi la frontière de l’autre.

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