Dakar, 28 jan(SL-INFO) – La Section de recherches de Kaolack a démantelé un important réseau de trafic d’armes artisanales qui opérait dans les marchés hebdomadaires du centre du pays (Kaolack, Fatick et Kaffrine). Au cœur de ce trafic se trouve un homme de 77 ans, identifié comme le principal fournisseur, rapporte Source A.
Le journal renseigne que le septuagénaire, N. Niang profitait de son âge pour passer inaperçu. Il sillonne les « loumas », notamment celui de Birkelane, muni d’un simple cartable dissimulant des pistolets artisanaux et des munitions, vendus environ 12 000 francs CFA l’unité.
Bien que certains clients, principalement des éleveurs, repris par la même source, invoquent un besoin de protection de leurs troupeaux, les investigations ont établi que ces armes alimentaient en réalité le grand banditisme. Ces armes auraient notamment servi lors de l’attaque contre l’hôtel « Le Jardin » de Kaone, le 29 décembre dernier.
L’enquête a basculé après l’arrestation d’un premier suspect, A. Mbaye, en possession de drogue et de deux pistolets, qui a dénoncé son fournisseur. Le 25 janvier, les gendarmes ont cueilli Niang au marché de Birkelane avec trois pistolets supplémentaires et 95 cartouches (calibres 12, 8 et 9 mm).
Entendu par les enquêteurs, le vieil homme a reconnu la vente d’armes, affirmant s’approvisionner sur le marché noir de Touba, tout en refusant de révéler l’identité de ses complices. À l’issue de la procédure, les deux mis en cause ont été déférés ce lundi devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kaolack pour vente et détention illégales d’armes et de munitions de troisième catégorie, conclut Source A.
