Dakar, 26 mars(SL-INFO) – L’hôtel Noom a abrité ce 26 mars le 5e Colloque international de l’Institut supérieur de finance (ISF). Cet événement de deux jours, axé sur le thème « Changement climatique et transition vers une économie durable et résiliente », réunit des experts internationaux, des universitaires, des décideurs publics, des représentants de banque centrale et des acteurs du secteur privé pour échanger sur les enjeux économiques, financiers et environnementaux liés à la transition écologique.

Il vise à sensibiliser le grand public et les décideurs sur les enjeux du développement durable et le renforcement de la visibilité des initiatives académiques et institutionnelles portées par l’ISF.

Il sera aussi question d’échanger sur les phénomènes nouveaux liés au changement climatique et à leurs conséquences économiques et financières.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le conseiller technique au ministère des Finances et du Budget, Mamadou Ndiaye, a souligné l’importance de la transition pour la stabilité économique et financière du Sénégal.

Selon M. Ndiaye, les diagnostics disponibles montrent que le Sénégal est fortement exposé aux risques hydrométéorologiques, notamment les sécheresses, les inondations et l’élévation du niveau de la mer.

Il a rappelé que le rapport diagnostic sur le financement des risques climatiques et des catastrophes de la Banque mondiale en 2024 a montré qu’en 2000 et 2022, 28 catastrophes naturelles ont été enregistrées, affectant environ trois millions de personnes et causant au moins 450 décès.

Les pertes annuelles moyennes combinées liées aux sécheresses et aux inondations sont estimées à 100 millions de dollars par an ; le passif contingent moyen supporté par l’État, estimé à 102 millions de dollars par an.

Mamadou Ndiaye a aussi indiqué que le gouvernement du Sénégal a intégré pleinement la transition durable dans son modèle de développement, à travers la Stratégie nationale de développement 2025-2029, qui représente un programme d’investissement de 18 496 milliards F CFA, une mise en œuvre qui vise à soutenir une croissance moyenne de 6,5 % tout en renforçant la résilience économique, sociale et climatique du pays.

Il a aussi souligné que le Sénégal a également mis en place un cadre de financement durable pour mobiliser les ressources nécessaires à la transition, notamment à travers l’émission d’obligations vertes et la participation aux marchés internationaux de carbone.

Pour sa part le directeur général de l’Institut des sciences financières (ISF), Papa Diallo, a salué l’intérêt que les autorités accordent à la question cruciale des changements climatiques et de leurs impacts.

Il a souligné que ces problèmes climatiques ne concernent pas seulement l’Afrique, mais la terre entière. « Les problèmes climatiques concernent le monde entier. Il faut donc apporter une réflexion globale et voir comment les acteurs, tels que l’État, les banques centrales et les secteurs privés, peuvent coordonner leurs actions pour faire face à ces risques nouveaux », a-t-il déclaré.

Il a également remercié les partenaires académiques et les participants pour leur présence et leur contribution à ses échanges pour trouver des solutions afin d’aider les décideur.

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