Dakar , 24 fév (SL-INFO) – La tension diplomatique franchit un nouveau palier dans le conflit russo-ukrainien. Alors que Moscou affirme que ses objectifs militaires ne sont pas encore atteints, une grave accusation visant des capitales européennes vient d’être formulée par les services de renseignement russes, provoquant de vives réactions institutionnelles.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le Service russe de renseignement extérieur (SVR) accuse la France et le Royaume-Uni d’envisager le transfert d’une arme nucléaire à Kiev. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié cette intention présumée de « violation flagrante du droit international ». Dans le détail, le SVR évoque un transfert dissimulé de technologies et de composants liés à la charge nucléaire française TN75, associée au missile balistique mer-sol M51.1. Face à ces affirmations, pour lesquelles aucune preuve publique n’a été avancée, les capitales occidentales ont opposé un démenti formel. Les renseignements russes précisent par ailleurs que l’Allemagne aurait prudemment refusé de s’associer à cette démarche. Du côté de Moscou, l’affaire prend une dimension parlementaire : le Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement, a proposé de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ainsi que la Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
En parallèle de ces accusations, le front diplomatique ukrainien se tourne vers les États-Unis. Le président Volodymyr Zelensky a officiellement invité Donald Trump à se rendre en Ukraine. Lors d’une prise de parole près d’un mémorial dédié aux soldats tombés au front, le chef de l’État ukrainien a exhorté l’ancien dirigeant américain à venir constater la situation sur le terrain pour comprendre les enjeux de la guerre et identifier « qui est l’agresseur », désignant directement Vladimir Poutine comme la cause du conflit. Notre rédaction souligne que cette démarche s’inscrit dans la continuité des efforts de Kiev pour consolider ses appuis internationaux, près de deux ans après la visite de Joe Biden en février 2023. De son côté, la Russie maintient la poursuite de son « opération militaire spéciale », terme officiel utilisé depuis le déclenchement de l’offensive en février 2022. Dmitri Peskov a réitéré que le but principal de Moscou demeurait d’assurer la sécurité des personnes vivant dans l’est de l’Ukraine.
