Dakar, 26 mars(SL-INFO) – Un vigile de 64 ans, qui loge dans l’enceinte d’une école élémentaire de Ben Tally, est en garde à vue depuis le 23 mars 2026 pour des viols présumés commis sur une mineure en 2022. L’expertise médicale vient conforter les accusations de la victime.
Tout commence le 23 février 2026, lorsque la dame N. D. Seck dépose une lettre-plainte au commissariat d’arrondissement de Biscuiterie-HLM. Elle y dénonce des viols répétés commis sur sa fille mineure, assortis de menaces de mort à l’arme blanche selon des sources de Seneweb.
Un mois plus tard, le 23 mars, les enquêteurs procèdent à la mise en garde à vue du mis en cause : A. L. Diop, 64 ans, gardien domicilié à Niary Tally.
Entendue en présence de sa mère, la victime G. N. Thioub, aujourd’hui âgée de 17 ans, livre un témoignage accablant. Elle affirme avoir subi des viols répétés alors qu’elle n’avait que 14 ans, durant le mois de ramadan 2022, période à laquelle elle résidait dans le logement de fonction du gardien situé dans l’enceinte de l’école élémentaire Ndary Niang de Ben Tally.
Selon ses déclarations, A. L. Diop profitait des absences nocturnes de son épouse pour l’emmener de force dans une salle de classe plongée dans l’obscurité, la contraignant à se déshabiller avant de la violer sous la menace d’une arme blanche.
Le mis en cause nie, l’expertise médicale confirme
Convoqué et entendu sur procès-verbal, A. L. Diop a réfuté les faits, affirmant que la plaignante aurait inventé cette histoire de toutes pièces pour nuire à sa réputation.
Mais l’expertise médicale réalisée par le Dr B. du centre de santé Gaspard Kamara a contredit cette version. Le rapport confirme que la victime présente une lésion hyménale ancienne, cohérente avec la période incriminée, entre 2022 et 2023.
Lors de la confrontation entre les deux parties, chacun a maintenu sa position. Le parquet a été saisi et l’enquête se poursuit.
