Dakar, 16 fév (SL-INFO) – La tension monte à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) a décrété 72 heures de « Journées sans ticket », une mesure renouvelable, pour exprimer son mécontentement face à plusieurs revendications jugées prioritaires.
Dans un communiqué rendu public ce 16 février 2026, la CESL annonce une série d’exigences adressées aux autorités compétentes. Parmi elles, la libération immédiate et sans condition de leurs camarades représentants à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), actuellement en détention.
La coordination réclame également « la vérité et la justice » pour leur camarade Abdoulaye Ba, ainsi que le paiement intégral des rappels dus aux ayants droit. Autre point central de la plateforme revendicative : le maintien des acquis sociaux des étudiants, jusqu’à une révision concertée du décret n°2014-963 relatif aux allocations d’études.
Une mobilisation renouvelable
La décision de décréter des « Journées sans ticket » traduit une volonté de maintenir la pression sur les autorités universitaires et gouvernementales. Cette forme de protestation, déjà utilisée par le passé dans les universités sénégalaises, consiste généralement à boycotter le paiement des tickets de restauration ou certains services universitaires, afin de perturber le fonctionnement normal du campus.
La CESL prévient que ces 72 heures sont renouvelables, laissant ainsi planer la possibilité d’un durcissement du mouvement si aucune avancée concrète n’est enregistrée.
Un engagement réaffirmé
Dans son message, la Coordination des Étudiants de Saint-Louis réitère son « engagement et sa disponibilité pour la cause de l’étudiant ». Une déclaration qui souligne la détermination des responsables étudiants à poursuivre la mobilisation jusqu’à satisfaction de leurs revendications.
Alors que le climat social reste sensible dans plusieurs universités du pays, cette nouvelle décision de la CESL pourrait raviver les tensions dans l’espace universitaire sénégalais. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer l’ampleur du mouvement et la réponse des autorités concernées.
