Dakar, 09 mars (SL-INFO) – Les premières injections de Lenacapavir, traitement préventif révolutionnaire contre le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), ont récemment débuté sur le continent africain. En Afrique du Sud, le déploiement public ne devrait plus tarder, et le pays compte aussi se lancer dans une fabrication locale du traitement. Le Lenacapavir est un nouveau traitement préventif qui, grâce à deux injections par an, peut remplacer des prises des médicaments quotidiennes « PrEp » orales plus contraignantes. Un traitement révolutionnaire qui a notamment été lancé au Kenya à la fin du mois de janvier.
 
La volonté de l’Afrique du Sud de produire localement ce traitement a été saluée par le président kényan William Ruto. Selon lui, une production sur le sol sud-africain permettra au continent tout entier de prendre en main sa santé, rapporte notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues.
 
L’Afrique du Sud doit obtenir une licence du laboratoire Gilead
Concrètement, la première étape pour la nation arc-en-ciel consistera en l’obtention d’une licence de la part de Gilead, l’entreprise pharmaceutique américaine qui produit le Lenacapavir. Selon le gouvernement sud-africain, ces discussions sont en cours.
 
Ensuite, Pretoria devra choisir à qui cette licence sera confiée. Le pays doit donc évaluer la capacité technique des laboratoires sud-africains. Un appel à candidatures vient d’être lancé.
 
Permettre « un accès plus rapide pour les patients africains »
Après tout un tas de vérifications, le laboratoire retenu travaillera donc sous licence Lenacapavir, aux côtés d’une flopée d’organisations comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ou l’agence africaine des médicaments.
 
Sa directrice, le docteur Delese Mimi Darco, explique que cette fabrication locale « doit servir un seul objectif : un accès plus rapide pour les patients africains ». Car si une production locale en Afrique du Sud permettra de réduire les coûts, elle permettra aussi d’assurer un approvisionnement plus fiable.

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