Dakar, 11 fév (SL-INFO) – Les événements survenus lundi dernier à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) ne se résument pas uniquement à un bilan matériel et sanitaire. Au-delà des blessures et des dégâts constatés sur le campus social, l’épisode a déclenché une vaste opération de maintien de l’ordre dont les conséquences judiciaires commencent à se préciser pour de nombreux mis en cause.

La réponse des forces de l’ordre face aux troubles a conduit à une vague d’interpellations massive. Selon les informations rapportées par Le Quotidien, environ une centaine de jeunes ont été arrêtés sur le théâtre des opérations. Ces individus ont été conduits et placés en détention au Commissariat central de Dakar, où une procédure d’identification rigoureuse est actuellement en cours pour chacun d’entre eux. Les charges qui pèsent sur ces détenus sont désormais connues et témoignent de la sévérité avec laquelle les autorités entendent traiter ce dossier. Il est reproché aux personnes interpellées des faits de « troubles à l’ordre public », de « destruction des biens d’autrui » ainsi que la « participation à une manifestation non-autorisée sur la voie publique ». Ces trois chefs d’inculpation constituent le socle du dossier qui sera transmis aux autorités judiciaires compétentes.

L’avenir immédiat de cette centaine de jeunes dépend désormais du Parquet. Une fois l’étape de l’identification et des auditions préliminaires bouclée au niveau de la police, ils devraient être présentés au Procureur de la République. C’est à ce magistrat qu’il appartiendra de décider des suites à donner à ces arrestations, entre possibles mandats de dépôt ou libertés provisoires, dans un contexte universitaire particulièrement tendu.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *