Dakar, 17 fév (SL-INFO) – Arrivé ce mardi pour une visite officielle de trois jours, le chef de l’État français a immédiatement donné une tonalité mémorielle à son déplacement. Alors que des dossiers de défense majeurs doivent être abordés avec New Delhi, Emmanuel Macron a choisi de débuter son séjour par un recueillement symbolique dans la capitale économique indienne.
C’est une entame de visite marquée par le souvenir. En marge de son quatrième déplacement officiel en Inde depuis 2018, le président français s’est rendu au Taj Mahal Palace de Mumbai. Ce lieu, emblématique de la ville, porte encore les stigmates des attaques terroristes coordonnées de novembre 2008. Sur la plateforme sociale X, Emmanuel Macron a tenu à réaffirmer la position de Paris : « Au Taj Mahal Palace de Mumbai, nous avons rendu hommage aux victimes des attentats de 2008. À leurs familles, à leurs proches, à l’Inde : la France est à vos côtés. Face au terrorisme, unité et détermination ». Pour rappel, ces attaques, qui avaient visé plusieurs sites névralgiques de Mumbai, avaient causé la mort de 166 personnes, dont deux ressortissants français, et fait des centaines de blessés. Elles demeurent l’un des traumatismes les plus profonds de l’histoire contemporaine de l’Inde.
Un agenda dominé par la défense et la technologie
Au-delà de cette séquence mémorielle, ce déplacement revêt une importance stratégique capitale, comme le rapporte l’agence Anadolu. Les discussions entre Paris et New Delhi devraient se concentrer sur l’acquisition potentielle de 114 avions de combat Rafale, un contrat majeur pour l’industrie de défense française. L’agenda prévoit également la tenue d’un sommet mondial consacré à l’intelligence artificielle, illustrant le renforcement du partenariat technologique entre les deux puissances.
Cette visite s’inscrit dans la stratégie française pour l’Indopacifique, une zone que l’Élysée considère comme prioritaire. Le calendrier diplomatique offre par ailleurs une opportunité de dialogue singulière : la France assurera la présidence du G7 en 2026, tandis que l’Inde préside actuellement les BRICS. Paris entend ainsi consolider son rôle d’interlocuteur privilégié entre les pays occidentaux et le « Sud global ».
Avant son départ jeudi, Emmanuel Macron doit rencontrer des acteurs du secteur culturel indien et s’entretenir en tête-à-tête avec le Premier ministre Narendra Modi, une rencontre qui sera suivie d’un dîner officiel.
