Ziguinchor, 29 jan(SL-INFO)- C’est une mobilisation rare qui s’est opérée dans la grande salle du Conseil départemental de Ziguinchor. Réunis en Conseil d’administration, les élus locaux et les techniciens de l’Agence régionale de développement (ARD) ont dressé un état des lieux sans complaisance de la gestion territoriale. Au-delà de l’affichage de l’unité, cette rencontre a surtout servi à entériner une nouvelle orientation pour pallier les carences structurelles qui freinent encore l’attractivité de la région.
Une quasi-totalité des maires de la région a répondu à l’appel, un signal interprété par la direction de l’ARD comme une prise de conscience collective. Selon nos informations, basées sur les éléments rapportés par Emedia, cette session a permis de mettre sur la table une réalité administrative préoccupante : à ce jour, seules 50 % des communes de la région disposent de documents de planification validés. Ce vide technique prive la moitié des collectivités d’outils essentiels pour structurer leurs projets et capter des financements. Pour inverser cette tendance d’ici la fin de l’année, l’ARD et les édiles ont convenu d’activer un levier précis : le marketing territorial. Cette approche, présentée par le directeur de l’ARD, Bakary Sonko, vise à transformer la manière dont les communes conçoivent leur développement. Il ne s’agit plus seulement de gérer l’existant, mais de construire une image attractive et de planifier les actions de manière à séduire des partenaires extérieurs.
Si l’ambition d’une couverture totale en documents de planification est fixée pour les mois à venir, la réussite de ce virage stratégique reste conditionnée à un facteur matériel. Bakary Sonko a insisté sur la nécessité impérative de l’implication financière des collectivités territoriales elles-mêmes. Sans cet apport budgétaire local pour soutenir l’ingénierie technique de l’Agence, la mise en œuvre de cette politique d’attractivité risque de se heurter aux mêmes limites que par le passé.
