Ziguinchor, 17 fèv(SL-INFO)- Brin localité du département de Ziguinchor la mémoire d’Abdou Ndukur Kacc Ndao a été immortalisée au niveau de l’écomusée dressé comme un lieu de transmission de la culture. Cet œuvre qui sert de lieu de connaissance et de compréhension des réalités socioculturelles et écologiques de la zone aux jeunes générations engendre une galerie au nom de cet anthropologue, chercheur et enseignant international, qui a fait l’objet d’une présentation à la communauté.

Marie Bassène, française naturalisée Diola, promotrice de cet ouvrage qui a germé depuis 7-8 ans, est revenue sur les motivations de la réalisation de cet écomusée à Brin. Une terre qui l’a accueilli depuis quarante ans.

Selon elle, l’écomusée permet de rendre hommage aux anciens qui l’ont accueillie et qui l’ont adoptée pendant autant d’années. Il a pour vocation de transmettre aux nouvelles générations les objets utilisés par les aïeux, beaucoup de ces jeunes ne connaissent pas ces objets, a indiqué Marie Bassène. Elle explique que l’écomusée évoque un message écologique, du fait que les anciens vivaient dans un monde où il n’y avait pas de déchets et où tout était recyclé.         

 » Ce musée est né il y a à peu près 7-8 ans, lorsque le dernier des anciens est décédé. Quand il nous a quittés, je me suis dit, qu’est-ce que je vais faire de tous ces objets ? Donc j’ai réfléchi et j’ai pu les mettre en scénographie pour pouvoir offrir cette offre culturelle. Et cela fait 7 ans maintenant qu’il est ouvert, en s’enrichissant chaque année un peu plus, et aujourd’hui encore plus avec cette galerie. J’ai un objectif avant tout culturel, économique pas vraiment, parce que ce qui m’intéresse c’est la transmission de la culture et surtout la préservation du patrimoine. », a dit Marie Bassène.

Le nom Abdou Ndukur Kacc Ndao donné à la galerie

La galerie au nom de Ndukur Kacc, un hommage mérité à cet homme de culture qui a montré durant son vivant son attachement à la culture Diola et sa passion pour l’art.

 » Nous avons d’abord commencé par trois salles d’exposition, puis une autre, puis deux autres, puis une autre. Et donc Ndukur est venu au musée à deux ou trois reprises. Nous avons eu des discussions passionnantes et c’est à ce moment-là qu’a germé l’idée de pouvoir poursuivre encore la transformation de ce musée en l’enrichissant d’une galerie où on pourrait mettre les objets en valeur à travers une matière plus vivante qui est celle des portraits. Et on a donc, avec Doko Remata, mis en place cette galerie qui a d’abord commencé à germer dans nos esprits et aujourd’hui on la réalise. », a expliqué Marie Bassène

La galerie de l’écomusée de Brin au nom de cet anthropologue, chercheur et enseignant international est manière d’honorer sa vision et sa passion de la défense du patrimoine de la Casamance. Marie Bassène voit en l’homme quelqu’un d’extraordinaire,  » un puits de science qui a su verbaliser à la fois l’anthropologie, l’histoire et la sociologie ».

Et pour cette française naturalisée maintenant Diola donné à la galerie le nom de Ndukur, s’est perpétué cette passion de défendre la culture casamançaise.

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