Dakar, 13 fév (SL-INFO) – Dans les couples polygames, la Saint-Valentin ne se vit pas toujours comme ailleurs. Entre l’organisation des tours, la gestion des émotions et un équilibre souvent fragile, cette célébration peut rapidement devenir une source de tensions. À qui profitent réellement les cadeaux ? Comment éviter les jalousies ? La coach en relations amoureuses Kiné Ndiaye décrypte les enjeux et livre des conseils concrets pour préserver l’harmonie du foyer.

« La Saint-Valentin ne doit jamais bouleverser l’organisation des tours »

La question de la présence physique est souvent le premier point de friction. Pour Kiné Ndiaye, la règle de base est la clarté : « La Saint-Valentin ne doit jamais bouleverser l’organisation des tours ». Concrètement, l’homme doit passer la journée avec l’épouse chez qui il loge le jour J. Selon elle, cela apporte une stabilité nécessaire. Pour les autres épouses, il est possible d’anticiper ou de compenser durant leur tour au cours du mois de février. Ce qui compte, selon la spécialiste, c’est la cohérence et la continuité dans le traitement des épouses.

L’erreur majeure : l’oubli ou la négligence

Le 14 février est un moment où chaque épouse évalue inconsciemment sa place dans le cœur du mari. L’erreur fatale serait de négliger les épouses qui ne sont pas « de tour ». Pour éviter le sentiment d’injustice, un geste symbolique est indispensable pour toutes : un cadeau, une lettre personnalisée, un appel rassurant ou un bijou. « Ce n’est pas forcément la présence le jour J qui rassure le plus, mais la constance et l’intention », insiste la coach.

Jalousie et « fausse équité » : les pièges à éviter

Trois situations sont particulièrement à risque selon la spécialiste. D’abord, la distance, car lorsqu’une épouse vit loin, le sentiment d’exclusion peut s’intensifier. Ensuite, les comparaisons concernant les cadeaux, les sorties ou les attentions, qui deviennent des objets de rivalité si la communication fait défaut. Enfin, la fausse équité, qui consiste à célébrer en même temps avec toutes les épouses pour paraître « juste », peut s’avérer être une erreur émotionnelle majeure. « En polygamie, l’équité ne signifie pas recevoir la même chose, mais avoir la même valeur aux yeux de son mari », précise Kiné Ndiaye.

Se protéger du regard des autres et des réseaux sociaux

Pour célébrer sereinement, la coach recommande de dédramatiser l’événement. Elle met particulièrement en garde contre les réseaux sociaux et les expositions ostentatoires destinées à provoquer la jalousie. « Les réseaux sociaux montrent une scène, pas l’ensemble de la relation », rappelle-t-elle. Elle invite les couples à adapter la fête à leur réalité, que ce soit par un dîner en visioconférence si la distance l’impose ou une célébration décalée dans le temps. En définitive, la Saint-Valentin en polygamie est possible si l’on privilégie l’intention sincère plutôt que la démonstration compétitive.

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