Dakar , 04 mars (SL-INFO) – En ce mois de Ramadan, Seneweb poursuit son immersion au cœur des foyers de spiritualité avec sa rubrique « Lumières de la Foi ». Pour ce nouveau volet, nous restons à Thiès, plus précisément dans le quartier de Touba Bakhdad. Dans ce sillage de dévotion où l’atmosphère rappelle la cité sainte de Touba, nous découvrons l’œuvre de Serigne Khadim Lô Gaydel. Entre héritage des khalifes et ferveur du « Foulkou », portrait d’un guide dont l’action illumine le quotidien des fidèles mourides.
À Touba Bakhdad, dans la ville de Thiès, le mois de Ramadan revêt une dimension particulière. Sous l’impulsion de Serigne Khadim Lô Gaydel, les fidèles perpétuent une tradition spirituelle profondément enracinée dans l’héritage du fondateur du mouridisme.
Dans ce quartier de Thiès, les populations vivent au rythme du mois béni. Les récitals de xassida résonnent de toutes parts et instaurent une ambiance empreinte de ferveur. Devant le domicile de Serigne Khadim Lô Gaydel, des centaines de disciples, assis sous des tentes, prient et scandent en chœur les écrits de Serigne Touba. À Touba Bakhdad, l’atmosphère rappelle celle de la ville sainte de Touba. La tradition mouride y est pleinement perpétuée. Les talibés arborent fièrement les tenues mourides : les hommes en « Baye Lahat » et les femmes en vêtements amples aux couleurs symboliques de la confrérie. Tous sont venus perpétuer l’œuvre spirituelle de Serigne Khadim Lô en cette période de Ramadan.
Une dévotion héritée de Serigne Touba
Selon Abdoulaye Thiam, imam de la mosquée de Touba Bakhdad, le Ramadan était un moment d’intense dévotion pour Serigne Touba. « Qui dit Ramadan pense à Serigne Touba, car c’est le mois durant lequel il multipliait ses prières et ses actes d’adoration », confie-t-il. Dans cette dynamique, Serigne Khadim Lô Gaydel s’inscrit dans la continuité. Installé à Bakhdad avec l’autorisation des autorités religieuses de Touba, il œuvre pour l’Islam et pour la confrérie mouride, en mettant un accent particulier sur les activités spirituelles du mois sacré.
Depuis 2009, à la suite du rappel à Dieu de Serigne Saliou Mbacké, il organise des séances de « Foulkou », un récital d’un xassida de Serigne Touba. Cette initiative avait reçu l’aval du Khalife général des Mourides d’alors, Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, qui lui avait donné le « ndiguël » (consigne religieuse) de perpétuer cette pratique à Bakhdad, rapporte l’imam Abdoulaye Thiam. Selon lui, le « Foulkou », terme signifiant « un bateau bien rempli », est un secret tiré du Saint Coran. Dans ce poème religieux, Serigne Touba chante les louanges du Prophète Mouhamed (PSL), exprime sa reconnaissance envers Allah et formule des prières.
Un modèle de vertu au service du legs mouride
Proche des différents khalifes des Mourides, de Serigne Abdou Khadre Mbacké jusqu’à aujourd’hui, Serigne Khadim Lô Gaydel inscrit son action dans le respect des recommandations des guides religieux. Depuis son jeune âge, il entretient des relations étroites avec la famille de Serigne Touba, consolidant ainsi son engagement au service de l’héritage spirituel mouride.
Serigne Khadim Lô Gaydel est bien plus qu’un guide ; il incarne un modèle de vertu dont les qualités suscitent immédiatement admiration et sympathie. Chaque récit sur sa personnalité fascinante éveille un désir profond de le rencontrer ou de le retrouver, afin de bénéficier de sa sagesse et de sa bienveillance. Chacune de ses apparitions illumine les cœurs, renforce la foi, apaise l’esprit et procure un bonheur sincère. Ses paroles enrichissent le langage et ancrent dans les valeurs, tandis que ses discours guident vers la meilleure conduite. Sa prédication inspire, sa philosophie élève les actions et sa poésie envoûtante fait grandir l’amour envers le Créateur.
