Dakar , 05 mars (SL-INFO) – L’intensification du conflit au Moyen-Orient pousse les chancelleries étrangères à accélérer les dispositifs de sécurité pour leurs citoyens. Face à la dégradation rapide de la situation sécuritaire, les autorités sud-coréennes ont décidé de franchir un nouveau cap dans leurs restrictions de déplacement.
Selon l’agence Anadolu, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a officiellement interdit, ce jeudi, tout voyage en direction de l’Iran. Cette décision, entrée en vigueur à 18h00, heure locale (09h00 GMT), remplace le précédent niveau d’alerte 3 qui se limitait à recommander aux ressortissants de quitter le territoire iranien. Désormais, le ministère prévient que tout citoyen se rendant ou séjournant en Iran sans autorisation préalable s’expose à des sanctions. Les voyageurs ayant prévu de s’y rendre sont fermement invités à annuler leurs plans. Parallèlement à cette interdiction, des opérations de rapatriement sont en cours. La Corée du Sud a déjà évacué 140 de ses ressortissants vers des zones sécurisées. Cependant, près de 2 000 voyageurs sud-coréens de courte durée se retrouvent actuellement bloqués aux Émirats arabes unis en raison des fortes perturbations du trafic aérien dans la région. L’Australie a également pris des dispositions similaires en déployant deux avions militaires pour procéder à l’évacuation de ses citoyens.
Ces mesures d’urgence interviennent dans un contexte de guerre ouverte. Depuis samedi, une offensive de grande ampleur menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran a entraîné la mort d’au moins 926 personnes, dont le guide suprême Ali Khamenei et plusieurs hauts responsables militaires. En représailles, Téhéran a lancé des frappes de drones et de missiles en direction d’Israël et des pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.
